dimanche 6 janvier 2013

Les Chroniques se font la malle - 75° et provisoirement dernier épisode.


Gérard Depardieu perdait ses revenus, ses billets de banque que nous avions subtilisés pour les remplacer par les nôtres traités d’une fine mixture chimique complexe qui les néantisait, il se retrouva vite complètement démuni. Il frappa à la porte de Poutine qui lui offrit l’asile puis aux Resto du Cœur qui lui ouvrit généreusement leur épicerie et une petite place à la table des affamés qui se poussèrent volontiers pour le laisser manger.
Il joignit son nom à celui de Coluche et désormais les restos Coluche/Depardieu prirent un nouvel élan. Devant cette grandeur d’âme, nous décidâmes de ne plus toucher à ses nombreux revenus qu’il consacra dès lors à l’action sociale.

Du côté du sénateur Fierdetout et de Jérôme Cahuzac, on ne peut pas dire que cela s’arrangeait pour eux. Fierdetout ne trouva dans ses dernières livraisons d’argent de proxénètes qu’un petit tas de poussière au fond de ses sacs «Tati» et «Fnac». Il mit en exécution son chantage envers le milieu qui ne semblait (par notre entremise) plus vouloir le payer. Contrôles de Police sur contrôle de Police, au Bois de Boulogne, sur les boulevards extérieurs de Paris et même sur les petites routes boisées de la grande banlieue parisienne. Aucune pute n’était à l’abri, aucun client n’échappait au contrôle, aucun macro même protégé n’était ignoré des services de fichage et de contrôle fiscal, certains renvoyés en Roumanie par les procédures les plus expéditives, on crut même un moment que la prostitution reculait.
Le milieu des proxénètes doubla la somme à verser à Fierdetout mais nous étions sur le chemin, remplaçant implacablement les vrais billets de banque par nos faux vrais billets traités au mise-en-cendrol et à l’anéantisine. Et même les comptes suisses de Jérôme Cahuzac affichaient un fameux découvert dénoncé par Mediapart.

Nous fîmes encore plusieurs opérations  de ce genre et bien vite le trouble s’instaura chez les pourris. Assassinats et règlements de compte se multiplièrent clairsemant leurs rangs

La bande des mille du monde des esprits, après une réunion fort agitée et bien arrosée, décida à l’unanimité de fermer les Chroniques de Cupertino jusqu’à nouvel ordre. Les Chroniques se font la malle!

Bonne année à vous tous et peut-être à bientôt!

FIN.