Gérard Depardieu perdait ses revenus, ses billets de banque
que nous avions subtilisés pour les remplacer par les nôtres traités d’une fine
mixture chimique complexe qui les néantisait, il se retrouva vite complètement
démuni. Il frappa à la porte de Poutine qui lui offrit l’asile puis aux Resto
du Cœur qui lui ouvrit généreusement leur épicerie et une petite place à la
table des affamés qui se poussèrent volontiers pour le laisser manger.
Il joignit son nom à celui de Coluche et désormais les
restos Coluche/Depardieu prirent un nouvel élan. Devant cette grandeur d’âme,
nous décidâmes de ne plus toucher à ses nombreux revenus qu’il consacra dès
lors à l’action sociale.
Du côté du sénateur Fierdetout et de Jérôme Cahuzac, on ne
peut pas dire que cela s’arrangeait pour eux. Fierdetout ne trouva dans ses
dernières livraisons d’argent de proxénètes qu’un petit tas de poussière au
fond de ses sacs «Tati» et «Fnac». Il mit en exécution son chantage envers le
milieu qui ne semblait (par notre entremise) plus vouloir le payer. Contrôles
de Police sur contrôle de Police, au Bois de Boulogne, sur les boulevards extérieurs
de Paris et même sur les petites routes boisées de la grande banlieue
parisienne. Aucune pute n’était à l’abri, aucun client n’échappait au contrôle,
aucun macro même protégé n’était ignoré des services de fichage et de contrôle
fiscal, certains renvoyés en Roumanie par les procédures les plus expéditives,
on crut même un moment que la prostitution reculait.
Le milieu des proxénètes doubla la somme à verser à
Fierdetout mais nous étions sur le chemin, remplaçant implacablement les vrais
billets de banque par nos faux vrais billets traités au mise-en-cendrol et à l’anéantisine.
Et même les comptes suisses de Jérôme Cahuzac affichaient un fameux découvert dénoncé
par Mediapart.
Nous fîmes encore plusieurs opérations de ce genre et bien vite le trouble s’instaura
chez les pourris. Assassinats et règlements de compte se multiplièrent
clairsemant leurs rangs
La bande des mille du monde des esprits, après une réunion
fort agitée et bien arrosée, décida à l’unanimité de fermer les Chroniques de
Cupertino jusqu’à nouvel ordre. Les Chroniques se font la malle!
Bonne année à vous tous et peut-être à bientôt!
FIN.