Salut à tous ! Je suis James Smimoff Sputnik Stolichnaya Elastockovitch et j’ai repris les Chroniques de Cupertino. Pedro Sinsilla était plus qu’inintéressant. Souvenez-vous de son fat « à + si vous le voulez bien » ou « avec la délicatesse qui convient ». Un ramassis de locutions douteuses, mielleuses, molles.
Moi, comme ancien collaborateur d’Apple à Cupertino (marketing), je ne m’attarde pas au détail.
Ensemble, nous hisserons les Chroniques au Consumer Electronic Show, le CES de Las Vegas. Le plus grand salon électronique au monde. Et c’est moi my self qui tiendrai le stand des Chroniques de Cupertino !
Voyons aujourd’hui la différence entre iPhoto’09 et iPhoto’11 ! Du lourd, les amis.
Mais je passe la plume de suite à Los Tiñosos, le plus fin des éditorialistes de Musicos qui dépasse largement Audiofanzine en dynamisme et en points de vue acérés, croyez-moi.
Je tiens à préciser que Los Tiñosos s’est gravement blessé dans une étude comparative de xylophones réalisée pour Musicos. Plusieurs lamelles étaient mal fixées et ont sauté pendant le test. C’est avec une main hélas amputée de trois doigts que notre courageux éditorialiste nous livre ce bord à bord percutant entre les dernières versions d’iPhoto.
Sa greffe du visage est cicatrisée mais il est définitivement sourd suite aux tests des batteries. Pourtant, il a tenu à comparer les xylophones. Un accident dans ce métier est si vite arrivé ! Quel courage, quelle persévérance admirable malgré son pied broyé dans l’effondrement du piano Steinway !
- A toi Los Tiñosos !
- Comment ? Qué ?… Ah oui, merci et salut à toi James Smimoff !
Dans les séries de iPhoto, il y a en iPhoto’11 une certaine forme d’achèvement. La Library est commune mais de près, de très près, nous allons de surprises en surprises. Les évènements et les albums ne sont pas en reste avec la possibilité de programmer le switch de vélocité, la fonction contrôlée par la touche de sustentation et cette gestion des formats d’expression, programmable elle aussi. Ces divers ajouts se répercutent aussi sur le nombre de presets disponibles. On est surpris par l’avancée, comblant un gros manque de la version 9. Petit rappel à l’intention de ceux qui n’auraient pas lu le test SL/Lion, cette nouvelle fonction n’est rien de moins qu’un arpégiateur intégré permettant de générer des regroupements de façon extrêmement simple. C’est magique comme un croissant au beurre à côté d’un café fumant un matin de brouillard.
30 Intercalaire – le signe du Firewire.
Salut ! C’est moi Sinsilla. Je m’intercale dans ce blabla. C’est vraiment urgent. J’ai ouvert hier un mail avec un « de » numéroté. Adressé à Elastoc, cette andouille de James Smimoff Sputnik Stolichnaya Elastockovitch, mon rédacteur en chef.
Si tu t’obstines à redresser les Chroniques, nous serons contraints d’agir. Nous ne voulons plus de contributions de Los Tiñosos. Les Chroniques doivent mourir de médiocrité. Et nous n’hésiterons pas à faire taire ta plume. Pour le moment on lui a coupé trois doigts. Premier et dernier avertissement.
Signé 
Le signe du Firewire !
J’en ai parlé aussitôt à mon amour, Floquette, du service marketing d’Apple.
Elle, elle est aux anges. Comme les affaires vont du tonnerre, Tim Cook leur octroie 500$ pour l’achat d’un pomme bidule. Du coup elle change son iMac et m’apportera le sien en cadeau lors de son prochain passage à Paris.
Floquette a parlé de ce mail à Big Bug, vous savez John B. Bugg, le responsable du service Virus de la boîte. Je l’aime bien. Il est toujours disponible. Évidemment à force de ne rien avoir à faire, il a encore grossi.
Depuis la disparition de Steve Jobs, ils se mettent tous à faire du sport à l’exemple de Tim Cook. Du temps de Steve, ils prenaient de l’acide ou faisaient semblant de planer sur le campus comme s’ils en avaient trop pris la veille.
Maintenant, à Cupertino, le mot d’ordre est le sport. Il y a-t-il une influence sur les produits d’Apple ? Je vous en reparlerai.
Mais pour le moment, voir jogger Big Bug dans les allées du campus est un spectacle matinal que personne ne veut rater. Big Bug jogge comme un haricot sauteur mexicain. A la cafète on le jauge. Depuis deux mois il n’a pas perdu une livre.
Big Bug m’appelle de Cupertino.
- Hi Sin ! Comment va ? Mieux ?
- Hi Bug ! Moyen. Floquette t’a dit ?
- Oui, c’est les Firewire. Je crois les avoir repéré du côté du Mexique d’après le numéro du « de ». Care, Sin. Paraît qu’ils marchent sur financement des Zetas.
- Ce gang redoutable du nord du Mexique ?
- Ya.
- Ils n’hésiteraient pas à … tuer ?
- Ils ne font que ça, Sin. Alta prudencia, amigo !
Los Zetas sont d’anciens commandos de l’armée mexicaine recrutés comme tueurs par le cartel du Golfe, clan de narcotrafiquants du nord du Mexique. Ils ont renversé les capos du cartel en place et pris le pouvoir. En 2006, le gouvernement mexicain leur fait la guerre qui, depuis, a fait 40.000 morts. Mais ils ont aussi contre eux les Anonymus et une milice civile, les Matazetas, tueurs de Zetas.
Les Zetas, d’une extrême violence, excellent dans le trafic de drogues et d’êtres humains. Ce sont les maîtres de l’extorsion et du kidnapping. Des vrais passionnés d’assassinats.
Je décide d’en parler à Elastoc. C’est lui qui veut emmener les Chroniques au CES de Las Vegas l’année prochaine. Je sais qu’il est prêt à tout pour y arriver.
James Elastoc est passé au « bureau », il appelle « bureau » notre chambre sous les toits. Je lui ai montré le mail. Devons-nous répondre ?
Il s’est mis en pétard. Et a tapé « répondre ». Le mail est parti aux Zetas.
« Je ne reculerai pas »
Quatre mots. Une déclaration de guerre.
Le mail est revenu « Mail Delivery System : Undelivered Mail Return to Sender ».
Suivi de 
Bug m’avait prévenu, c’est le signe que les Firewire vont frapper.
Elastoc est franchement inconscient. Il met en danger le plumitif Los Tiñosos.
Mais revenons au blabla, mon chef ne relit que le début et la fin des Chroniques.
Suite de la chronique de Los Tiñosos
Au sein de patterns contenant jusqu’à une variété infinie de pixels, vous pourrez ainsi définir l’exposition, les contrastes et la saturation de chaque pas, cependant que des contrôles plus globaux vous permettront de contraindre la dynamique des cadrages. Tous ces réglages existaient dans la version précédente mais sont présentées autrement. Des nuances dans un monde trop terne. N’est-ce pas ?
En un mot, et il faut parfois l’oser, iPhoto 11 c’est iPhoto’9 plus deux. Mais deux pas de géant. Et c’est pas parce qu’ils sont pas géants qu’il y a un rapport avec un nain. Vous voyez le joke ?
-Merci Los Tiñosos ! Toujours de l’humour et cette manière de pincer là où ça fait mal ! Et ce regard sociétal sans avoir l’air d’y toucher ! Du style, de la manière, un ton ! Une vraie plume. Et cette oblique cruelle sur la politique même. Le talent.
-Comment ?
-Je te remerciais, Los Tiñosos. Et vous les amis lecteurs des Chroniques, à la prochaine avec une petite chose en plus !