lundi 27 février 2012

Apple nettoie son Mac, une chronique explosive - 31° épisode


Salut à tous ! Je suis  James Smimoff Sputnik Stolichnaya Elastockovitch et j’ai repris en main les Chroniques de Cupertino après les désastreuses contributions de Pedro Sinsilla. Je suis en ancien collaborateur d’Apple à Cupertino (marketing). Je vais droit d’un point à un autre, c’est ma nature.
Ensemble, nous ferons des Chroniques un vrai incontournable. Et on en parlera au salon du WEB PARIS 12 les 4,5 et 6 décembre prochain. Et c’est moi qui tiendrai le stand des Chroniques de Cupertino !

Voyons aujourd’hui comment entretenir son Mac. Du lourd, les amis.
Mais je passe la plume de suite à Los Tiñosos, le plus fin des éditorialistes de Musicos qui dépasse largement Audiofanzine en pertinence.
Je tiens à préciser que Los Tiñosos vient de se brûler gravement la main droite après avoir eu le courage de comparer les derniers micros de karaoké venus de Chine. Trois doigts perdus par un xylophone bancal. Une greffe partielle du visage à présent cicatrisée suite au test des guitares. Et définitivement sourd après les tests des batteries. Un pied paralysé par l’effondrement du piano Steinway. Mais il est toujours parmi nous !
Un vrai baroudeur qui fait de la revue Musicos, la référence des musicos et des Chroniques de Cupertino, la référence des Macophiles passionnés.

- A toi Los Tiñosos !

- …

- Hé !... A toi ! Mon ami. Hauts les cœurs les artistes !

- Oui, merci James.
Nous voici aujourd’hui sur la question de l’entretien des Macs.
Longtemps on ne passait qu’un chiffon doux très légèrement humidifié sur la machine et on soufflait doucement sur le clavier pour enlever les rares poussières qui osaient s’y coller comme le conseillent les geeks qualifiés de l’excellent site Mac4Ever.
En laissant tourner la bécane l’écran rabattu ou en mode veille, l’entretien se fait tout seul au niveau des caches. Apple nettoie. Mais on verra toutefois vite les limites de ce sympathique outil car même dans Onyx, les choix ne se limitent pas, la plupart du temps, à des staccato algorithmiques. Et force est de constater que sur le plan des autres articulations, un nettoyage n’apporte pratiquement rien de neuf. Certes, le mode nettoyage simplifiera le séquençage de vos parties mais que ce soit pour faire des runs ou même des commandes un peu moins basiques, il faudra jouer du clavier. Précisons, par ailleurs, que les limites n’évoluent pas en fonction du temps passé à dépasser les bornes !

Intercalaire urgent et dramatique

Bonjour ! C’est moi Sinsilla. Je sais que ce n’est pas respectueux pour la mémoire de ce grand chroniqueur.
Je le coupe encore, là. Tant pis, on dira ce qu’on voudra. Mais vous devez le savoir.
Je suis allé prévenir Los Tiñosos des menaces que font peser sur sa vie les Firewire, les exécuteurs des Zetas en Europe. Ai-je bien fait ? Il habite, vaudrait mieux dire habitait à présent, place des Vosges, le Marais, Paris, dans un des coins de la place, au fond d’une cour. Pas loin de l’homme politique très parisien qui adore embêter le personnel féminin des hôtels de luxe.

- Los Tiñosos, tu devrais te méfier. Tu as payé cher tes essais pour Musicos. Avec les Chroniques, c’est plus sérieux. Les Zetas menacent ta vie. J’ignore pourquoi. Leurs redoutables tueurs à gage, les Firewire, sont spécialisés dans les milieux de l’informatique (je venais de l’apprendre par un coup de fil de mon amour Floquette d’Apple à Cupertino).
Et je lui explique, inconscient encore de l’inutilité de mes avertissements.
Nous étions dans la petite cuisine quand est arrivé son ami en robe de chambre de satin noir. J’ai reconnu sans hésitation le grand photographe Lucas Cranach senior. J’ai vu quelques unes de ses expo. Ses portraits de clergymen sont si célèbres.
Je recommençai, toujours aussi naïvement face au drame qui se préparait. Lucas Cranach senior écoutait attentivement et semblait prendre les choses au sérieux. Il avait entendu parler de ces tueurs.

J’ai raconté cette scène mille fois aux flics. Quand tout a volé en éclat dans une puissante déflagration et un souffle brûlant. J’ai perdu conscience instantanément et j’ai vu cette fameuse lumière blanche vers laquelle tant de morts rescapés ont cheminé un moment.
En me retournant, je me voyais sous la petite table en formica jaune de la cuisine, le visage en sang. Luc Cranach senior recouvert de débris de plâtre, poussière blanche sur sa belle robe de chambre en satin noir. Los Tiñosos adossé contre la cuisinière, immobile, devant lui l’énorme pansement de son pied si douloureusement écrasé par ce Steinway qui s’est effondré lors des tests pianistiques.
Lucas Cranach senior venait de perdre un amant. Les Chroniques un éditorialiste talentueux et moi toute conscience, entre la vie et la mort.
Mon voyage a duré un temps sans temps. Une durée suspendue, un bonheur sans ombrage. J’ai vu très proche de moi la silhouette de Steve Jobs. Il me tendit la main les doigts écartés et sa voix me parvint cristalline. Il ne parlait pas le Californien mais une langue sans mots qui venaient de mon intérieur. Je vous raconterai.

Je me suis réveillé le lendemain en parfaite forme. Juste quelques petites égratignures. L’attentat faisait la une des journaux. Un pain de plastic assez conséquent, paraît-il. Pas de témoins. L’enquête piétine. Un mort et deux blessés. On annonçait la perte douloureuse de Los Tiñosos, le célèbre éditorialiste de Musicos si apprécié dans le show business. 
Avec cette question qui revenait en boucle dans tous les médias. Avait-on voulu éliminer physiquement DSK qui habitait à trois pas de l’explosion de la bombe ? L’attentat était-il dirigé contre lui ? Fut-ce une erreur tragique ? La place des Vosges, Paris, a été classée scène de crime.
Des petites feuilles de papier éparpillées devant la statue de Louis XIII portaient ce signe :
Pour moi il n’y avait aucun doute : le groupe Firewire, les tueurs à gage spécialisés dans la liquidation des gens du monde de l’informatique.
Je redonne avec tristesse la parole au tant regretté Los Tiñosos. Ce seront ses derniers mots d’éditorialiste. Ils l’auront été pour les Chroniques de Cupertino (*).  

Retour à Los Tiñosos, in mémorandum.

Donnons du sens, les amis. Un épisode neigeux dans une vague de froid, c’est ce qu’on appelle simplement l’hiver. Une persistance de la sècheresse sur un front dégagé, c’est l’été. Un Mac stable sous OSX 10.7.3 n’est pas une étape mais une perspective.
Mais qu’est-ce la stabilité ? Alors que la vie est déséquilibre, redoutable clair obscur. C’est ce qui fait sa captivante beauté. Je sens Microsoft plus proche du bazar de la vie. C’est un vrai bazar du bazar. Alors qu’Apple devrait être simplement un univers de solide transparence et de réelle fluidité.
Entretenir un Mac est en quelque sorte inutile, vous l’avez compris. Pour combien de temps encore ?
Attendons le correctif 10.7.4 pour en juger. Ou le 10.8 lion de la montagne ou un 10.9 qui scellera peut-être la stabilisation du système. L’OSX n’étant plus qu’une clef d’entrée qui, du petit réseau local de vos stations numériques mobiles ou fixes incluant téléphones, télé, domotique, bases de données, automobile, mène directement au grand réseau des interconnections planétaires en traitant instantanément l’image, le son et tout type de donnée.
Nous y sommes avec quelques turbulences encore. Pourtant, tellement de choses échappent à l’homme. Est-ce bien utile de courir pour les attraper ? Attendons, ouvrons l’œil et le bon, nous sommes tous au balcon.

-Merci Los Tiñosos ! Toujours de l’humour et cette manière de pincer là où ça fait mal ! Et ce regard sociétal sans avoir l’air d’y toucher ! Du style, de la manière, un ton ! Une vraie plume. Le talent.
Et vous les amis lecteurs des Chroniques, à la prochaine avec une petite chose en plus !

(*) James etc. Elastoc n’a pas voulu mentionner le décès de Los Tiñosos. Il voulait finir cet éditorial comme si.