lundi 27 février 2012

Apple nettoie son Mac, une chronique explosive - 31° épisode


Salut à tous ! Je suis  James Smimoff Sputnik Stolichnaya Elastockovitch et j’ai repris en main les Chroniques de Cupertino après les désastreuses contributions de Pedro Sinsilla. Je suis en ancien collaborateur d’Apple à Cupertino (marketing). Je vais droit d’un point à un autre, c’est ma nature.
Ensemble, nous ferons des Chroniques un vrai incontournable. Et on en parlera au salon du WEB PARIS 12 les 4,5 et 6 décembre prochain. Et c’est moi qui tiendrai le stand des Chroniques de Cupertino !

Voyons aujourd’hui comment entretenir son Mac. Du lourd, les amis.
Mais je passe la plume de suite à Los Tiñosos, le plus fin des éditorialistes de Musicos qui dépasse largement Audiofanzine en pertinence.
Je tiens à préciser que Los Tiñosos vient de se brûler gravement la main droite après avoir eu le courage de comparer les derniers micros de karaoké venus de Chine. Trois doigts perdus par un xylophone bancal. Une greffe partielle du visage à présent cicatrisée suite au test des guitares. Et définitivement sourd après les tests des batteries. Un pied paralysé par l’effondrement du piano Steinway. Mais il est toujours parmi nous !
Un vrai baroudeur qui fait de la revue Musicos, la référence des musicos et des Chroniques de Cupertino, la référence des Macophiles passionnés.

- A toi Los Tiñosos !

- …

- Hé !... A toi ! Mon ami. Hauts les cœurs les artistes !

- Oui, merci James.
Nous voici aujourd’hui sur la question de l’entretien des Macs.
Longtemps on ne passait qu’un chiffon doux très légèrement humidifié sur la machine et on soufflait doucement sur le clavier pour enlever les rares poussières qui osaient s’y coller comme le conseillent les geeks qualifiés de l’excellent site Mac4Ever.
En laissant tourner la bécane l’écran rabattu ou en mode veille, l’entretien se fait tout seul au niveau des caches. Apple nettoie. Mais on verra toutefois vite les limites de ce sympathique outil car même dans Onyx, les choix ne se limitent pas, la plupart du temps, à des staccato algorithmiques. Et force est de constater que sur le plan des autres articulations, un nettoyage n’apporte pratiquement rien de neuf. Certes, le mode nettoyage simplifiera le séquençage de vos parties mais que ce soit pour faire des runs ou même des commandes un peu moins basiques, il faudra jouer du clavier. Précisons, par ailleurs, que les limites n’évoluent pas en fonction du temps passé à dépasser les bornes !

Intercalaire urgent et dramatique

Bonjour ! C’est moi Sinsilla. Je sais que ce n’est pas respectueux pour la mémoire de ce grand chroniqueur.
Je le coupe encore, là. Tant pis, on dira ce qu’on voudra. Mais vous devez le savoir.
Je suis allé prévenir Los Tiñosos des menaces que font peser sur sa vie les Firewire, les exécuteurs des Zetas en Europe. Ai-je bien fait ? Il habite, vaudrait mieux dire habitait à présent, place des Vosges, le Marais, Paris, dans un des coins de la place, au fond d’une cour. Pas loin de l’homme politique très parisien qui adore embêter le personnel féminin des hôtels de luxe.

- Los Tiñosos, tu devrais te méfier. Tu as payé cher tes essais pour Musicos. Avec les Chroniques, c’est plus sérieux. Les Zetas menacent ta vie. J’ignore pourquoi. Leurs redoutables tueurs à gage, les Firewire, sont spécialisés dans les milieux de l’informatique (je venais de l’apprendre par un coup de fil de mon amour Floquette d’Apple à Cupertino).
Et je lui explique, inconscient encore de l’inutilité de mes avertissements.
Nous étions dans la petite cuisine quand est arrivé son ami en robe de chambre de satin noir. J’ai reconnu sans hésitation le grand photographe Lucas Cranach senior. J’ai vu quelques unes de ses expo. Ses portraits de clergymen sont si célèbres.
Je recommençai, toujours aussi naïvement face au drame qui se préparait. Lucas Cranach senior écoutait attentivement et semblait prendre les choses au sérieux. Il avait entendu parler de ces tueurs.

J’ai raconté cette scène mille fois aux flics. Quand tout a volé en éclat dans une puissante déflagration et un souffle brûlant. J’ai perdu conscience instantanément et j’ai vu cette fameuse lumière blanche vers laquelle tant de morts rescapés ont cheminé un moment.
En me retournant, je me voyais sous la petite table en formica jaune de la cuisine, le visage en sang. Luc Cranach senior recouvert de débris de plâtre, poussière blanche sur sa belle robe de chambre en satin noir. Los Tiñosos adossé contre la cuisinière, immobile, devant lui l’énorme pansement de son pied si douloureusement écrasé par ce Steinway qui s’est effondré lors des tests pianistiques.
Lucas Cranach senior venait de perdre un amant. Les Chroniques un éditorialiste talentueux et moi toute conscience, entre la vie et la mort.
Mon voyage a duré un temps sans temps. Une durée suspendue, un bonheur sans ombrage. J’ai vu très proche de moi la silhouette de Steve Jobs. Il me tendit la main les doigts écartés et sa voix me parvint cristalline. Il ne parlait pas le Californien mais une langue sans mots qui venaient de mon intérieur. Je vous raconterai.

Je me suis réveillé le lendemain en parfaite forme. Juste quelques petites égratignures. L’attentat faisait la une des journaux. Un pain de plastic assez conséquent, paraît-il. Pas de témoins. L’enquête piétine. Un mort et deux blessés. On annonçait la perte douloureuse de Los Tiñosos, le célèbre éditorialiste de Musicos si apprécié dans le show business. 
Avec cette question qui revenait en boucle dans tous les médias. Avait-on voulu éliminer physiquement DSK qui habitait à trois pas de l’explosion de la bombe ? L’attentat était-il dirigé contre lui ? Fut-ce une erreur tragique ? La place des Vosges, Paris, a été classée scène de crime.
Des petites feuilles de papier éparpillées devant la statue de Louis XIII portaient ce signe :
Pour moi il n’y avait aucun doute : le groupe Firewire, les tueurs à gage spécialisés dans la liquidation des gens du monde de l’informatique.
Je redonne avec tristesse la parole au tant regretté Los Tiñosos. Ce seront ses derniers mots d’éditorialiste. Ils l’auront été pour les Chroniques de Cupertino (*).  

Retour à Los Tiñosos, in mémorandum.

Donnons du sens, les amis. Un épisode neigeux dans une vague de froid, c’est ce qu’on appelle simplement l’hiver. Une persistance de la sècheresse sur un front dégagé, c’est l’été. Un Mac stable sous OSX 10.7.3 n’est pas une étape mais une perspective.
Mais qu’est-ce la stabilité ? Alors que la vie est déséquilibre, redoutable clair obscur. C’est ce qui fait sa captivante beauté. Je sens Microsoft plus proche du bazar de la vie. C’est un vrai bazar du bazar. Alors qu’Apple devrait être simplement un univers de solide transparence et de réelle fluidité.
Entretenir un Mac est en quelque sorte inutile, vous l’avez compris. Pour combien de temps encore ?
Attendons le correctif 10.7.4 pour en juger. Ou le 10.8 lion de la montagne ou un 10.9 qui scellera peut-être la stabilisation du système. L’OSX n’étant plus qu’une clef d’entrée qui, du petit réseau local de vos stations numériques mobiles ou fixes incluant téléphones, télé, domotique, bases de données, automobile, mène directement au grand réseau des interconnections planétaires en traitant instantanément l’image, le son et tout type de donnée.
Nous y sommes avec quelques turbulences encore. Pourtant, tellement de choses échappent à l’homme. Est-ce bien utile de courir pour les attraper ? Attendons, ouvrons l’œil et le bon, nous sommes tous au balcon.

-Merci Los Tiñosos ! Toujours de l’humour et cette manière de pincer là où ça fait mal ! Et ce regard sociétal sans avoir l’air d’y toucher ! Du style, de la manière, un ton ! Une vraie plume. Le talent.
Et vous les amis lecteurs des Chroniques, à la prochaine avec une petite chose en plus !

(*) James etc. Elastoc n’a pas voulu mentionner le décès de Los Tiñosos. Il voulait finir cet éditorial comme si.

mardi 21 février 2012

iPhoto’09 et iPhoto’11, un petit plus 2 pour Apple - 30° épisode.


Salut à tous ! Je suis  James Smimoff Sputnik Stolichnaya Elastockovitch et j’ai repris les Chroniques de Cupertino. Pedro Sinsilla était plus qu’inintéressant. Souvenez-vous de son fat « à + si vous le voulez bien » ou « avec la délicatesse qui convient ». Un ramassis de locutions douteuses, mielleuses, molles.

Moi, comme ancien collaborateur d’Apple à Cupertino (marketing), je ne m’attarde pas au détail.
Ensemble, nous hisserons les Chroniques au Consumer Electronic Show, le CES de Las Vegas. Le plus grand salon électronique au monde. Et c’est moi my self qui tiendrai le stand des Chroniques de Cupertino !

Voyons aujourd’hui la différence entre iPhoto’09 et iPhoto’11 ! Du lourd, les amis.
Mais je passe la plume de suite à Los Tiñosos, le plus fin des éditorialistes de Musicos qui dépasse largement Audiofanzine en dynamisme et en points de vue acérés, croyez-moi. 
Je tiens à préciser que Los Tiñosos s’est gravement blessé dans une étude comparative de xylophones réalisée pour Musicos. Plusieurs lamelles étaient mal fixées et ont sauté pendant le test. C’est avec une main hélas amputée de trois doigts que notre courageux éditorialiste nous livre ce bord à bord percutant entre les dernières versions d’iPhoto. 
Sa greffe du visage est cicatrisée mais il est définitivement sourd suite aux tests des batteries. Pourtant, il a tenu à comparer les xylophones. Un accident dans ce métier est si vite arrivé ! Quel courage, quelle persévérance admirable malgré son pied broyé dans l’effondrement du piano Steinway !

- A toi Los Tiñosos !

- Comment ? Qué ?… Ah oui, merci et salut à toi James Smimoff !
Dans les séries de iPhoto, il y a en iPhoto’11 une certaine forme d’achèvement. La Library est commune mais de près, de très près, nous allons de surprises en surprises. Les évènements et les albums ne sont pas en reste avec la possibilité de programmer le switch de vélocité, la fonction contrôlée par la touche de sustentation et cette gestion des formats d’expression, programmable elle aussi. Ces divers ajouts se répercutent aussi sur le nombre de presets disponibles. On est surpris par l’avancée, comblant un gros manque de la version 9. Petit rappel à l’intention de ceux qui n’auraient pas lu le test SL/Lion, cette nouvelle fonction n’est rien de moins qu’un arpégiateur intégré permettant de générer des regroupements de façon extrêmement simple. C’est magique comme un croissant au beurre à côté d’un café fumant un matin de brouillard.

30 Intercalaire – le signe du Firewire.

Salut ! C’est moi Sinsilla. Je m’intercale dans ce blabla. C’est vraiment urgent. J’ai ouvert hier un mail avec un « de » numéroté. Adressé à Elastoc, cette andouille de James Smimoff Sputnik Stolichnaya Elastockovitch, mon rédacteur en chef.

Si tu t’obstines à redresser les Chroniques, nous serons contraints d’agir. Nous ne voulons plus de contributions de Los Tiñosos. Les Chroniques doivent mourir de médiocrité. Et nous n’hésiterons pas à faire taire ta plume. Pour le moment on lui a coupé trois doigts. Premier et dernier avertissement.
Signé

Le signe du Firewire !

J’en ai parlé aussitôt à mon amour, Floquette, du service marketing d’Apple.

Elle, elle est aux anges.  Comme les affaires vont du tonnerre, Tim Cook leur octroie 500$ pour l’achat d’un pomme bidule. Du coup elle change son iMac et m’apportera le sien en cadeau lors de son prochain passage à Paris.
Floquette a parlé de ce mail à Big Bug, vous savez John B. Bugg, le responsable du service Virus de la boîte. Je l’aime bien. Il est toujours disponible. Évidemment à force de ne rien avoir à faire, il a encore grossi.
Depuis la disparition de Steve Jobs, ils se mettent tous à faire du sport à l’exemple de Tim Cook. Du temps de Steve, ils prenaient de l’acide ou faisaient semblant de planer sur le campus comme s’ils en avaient trop pris la veille.
Maintenant, à Cupertino, le mot d’ordre est le sport. Il y a-t-il une influence sur les produits d’Apple ? Je vous en reparlerai.
Mais pour le moment, voir jogger Big Bug dans les allées du campus est un spectacle matinal que personne ne veut rater. Big Bug jogge comme un haricot sauteur mexicain. A la cafète on le jauge. Depuis deux mois il n’a pas perdu une livre.

Big Bug m’appelle de Cupertino.

- Hi Sin ! Comment va ? Mieux ?

- Hi Bug ! Moyen. Floquette t’a dit ?

- Oui, c’est les Firewire. Je crois les avoir repéré du côté du Mexique d’après le numéro du « de ». Care, Sin. Paraît qu’ils marchent sur financement des Zetas.

- Ce gang redoutable du nord du Mexique ?

- Ya.

- Ils n’hésiteraient pas à … tuer ?

- Ils ne font que ça, Sin. Alta prudencia, amigo !

Los Zetas sont d’anciens commandos de l’armée mexicaine recrutés comme tueurs par le cartel du Golfe, clan de narcotrafiquants du nord du Mexique. Ils ont renversé les capos du cartel en place et pris le pouvoir. En 2006, le gouvernement mexicain leur fait la guerre qui, depuis, a fait 40.000 morts. Mais ils ont aussi contre eux les Anonymus et une milice civile, les Matazetas, tueurs de Zetas.
Les Zetas, d’une extrême violence, excellent dans le trafic de drogues et d’êtres humains. Ce sont les maîtres de l’extorsion et du kidnapping. Des vrais passionnés d’assassinats.
Je décide d’en parler à Elastoc. C’est lui qui veut emmener les Chroniques au CES de Las Vegas l’année prochaine. Je sais qu’il est prêt à tout pour y arriver.
James Elastoc est passé au « bureau », il appelle « bureau » notre chambre sous les toits. Je lui ai montré le mail. Devons-nous répondre ?
Il s’est mis en pétard. Et a tapé « répondre ». Le mail est parti aux Zetas.
« Je ne reculerai pas »
Quatre mots. Une déclaration de guerre.
Le mail est revenu « Mail Delivery System : Undelivered Mail Return to Sender ».

Suivi de
Bug m’avait prévenu, c’est le signe que les Firewire vont frapper.
Elastoc est franchement inconscient. Il met en danger le plumitif Los Tiñosos.
Mais revenons au blabla, mon chef ne relit que le début et la fin des Chroniques.

Suite de la chronique de Los Tiñosos

Au sein de patterns contenant jusqu’à une variété infinie de pixels, vous pourrez ainsi définir l’exposition, les contrastes et la saturation de chaque pas, cependant que des contrôles plus globaux vous permettront de contraindre la dynamique des cadrages. Tous ces réglages existaient dans la version précédente mais sont présentées autrement. Des nuances dans un monde trop terne. N’est-ce pas ?
En un mot, et il faut parfois l’oser, iPhoto 11 c’est iPhoto’9 plus deux. Mais deux pas de géant. Et c’est pas parce qu’ils sont pas géants qu’il y a un rapport avec un nain. Vous voyez le joke ?

-Merci Los Tiñosos ! Toujours de l’humour et cette manière de pincer là où ça fait mal ! Et ce regard sociétal sans avoir l’air d’y toucher ! Du style, de la manière, un ton ! Une vraie plume. Et cette oblique cruelle sur la politique même. Le talent.

-Comment ?

-Je te remerciais, Los Tiñosos. Et vous les amis lecteurs des Chroniques, à la prochaine avec une petite chose en plus !


mardi 14 février 2012

Safari et Firefox : deux amours folles d’Apple - 29° épisode


Je suis  James Smimoff Sputnik Stolichnaya Elastockovitch, ancien d’Apple dans la Valley,  et j’ai repris en main les Chroniques de Cupertino. A votre demande, nous avons écarté de la rédaction l’ami Sinsilla. Nous le gardons dans notre team. Car je sais que je suis en France et qu’ici il est mal vu de virer. J’ai donc bien fait, friends !

Sinsilla et ses gribouillis erratiques, son maelström littéraire mêlant l’ennui et le rabâchage, ses écrits sans talent, ni profondeur et surtout son manque singulier d’humour ! Je comprends que vous décrochiez à la première ligne de ses éditoriaux.

Je n’ai pas l’habitude de tourner autour du pot, ni de badiner inutilement.
Vite, donnons la plume à Los Tiñosos de la revue Musicos, le challenger d’Audiofanzine. Du tonique, du percutant, du ramassé. Il sait pincer là où ça fait mal avec courage. Et justement en pinçant une guitare, il s’était pris accidentellement deux cordes sur la joue. Heureusement la chirurgie plastique nous le rend présentable et je ne le présente pas, chers amis, car vous le connaissez tous même après sa greffe du visage ! C’est avec courage qu’il a repris son éditorial aux Chroniques, la jambe plâtrée suite à ses derniers essais des modèles de pianos Steinway. Oui, une jambe broyée, un accident incroyable ! Un Steinway d 274 de 283kg à 125.000 € s’est effondré aux essais. 
De l’audace ! Du talent pur ! Du Los Tiñosos !
-A toi Los Tiñosos ! Lâche la sauce !

-Bonjour James !
Entre Safari et Firefox, faisons la différence. (Safari 5.1.3) moins (Firefox 10.0.1) = combien ?
Il est impossible de mathématiser ! Alors voyons les articulations entre les deux déjà présentes dans les premières versions Safari 5 (voire 4) et Firefox 9. Et là s’entrelacent en tout bien tout honneur de véritables couches de vélocités : on gagne en général une couche supplémentaire sur la plupart des articulations, voire 2 pour le Spiccato et le Trémolo. Ajoutez à cela un Round Robin qui passe de x2 à x4 (4 samples sont donc alternés pour éviter la sensation de répétition) et vous comprendrez aisément la raison pour laquelle on passe des bébés aux mastodontes…

29 bis - ma Chronique intercalaire traite du radeau de la Méduse pour une buse !

Bonjour. C’est moi Sinsilla.
J’ai coupé ce charabia. James alias Elastoc ne relit que le début et la fin de chaque épisode des Chroniques. Je m’intercale.
Chez moi ça va, coup ci coup ça. Toujours la dèche malgré les chèques de mon amoureuse d’Apple, ma tendre Floquette Grandpied. La nuit je dors sous la table d’Elastoc dans la pièce qui sert de bureau aux Chroniques, en fait une chambre de bonne au dernier étage d’un bâtiment haussmannien boulevard Henri IV, Paris, France. En me défenestrant, je vois la colonne de juillet place de la Bastille. Enfin, juste l’ange doré tout en haut.
A midi et le soir, je me chauffe une boîte de cassoulet bio AB sur mon petit camping gaz caché dans le placard.
Toujours d’interminables coups de fil d’Apple, des réunions en visio avec Cupertino, je passe l’aspiro et je prépare le café matin, midi et soir.
Cette andouille d’Elastoc m’a demandé d’aller au Louvre. Il m’a donné de quoi payer l’entrée (tout bénef pour moi car j’ai une carte d’adhérent datant de l’époque où j’avais encore l’argent de poche de ma maman).
Au Louvre, il voulait des photos.
J’ai compris immédiatement ce qu’il mijotait : il étudiait la possibilité de coller un prototype d’iPhone5 dans la main du naufragé à poil qui expire en bas à gauche du Radeau de la Méduse, la grande toile célébrissime de Théodore Géricault. Histoire de proposer un scénario de « fuite de prototype » pour la fin de l’année et surtout de se refaire une bonne image chez Apple.
Quelle andouille cet Elastoc ! Il s’est fait engueuler en visio par les équipes du siège. Quelle tarte. On ne touche pas aux tableaux des musées, ce n’est pas dans l’éthique d’Apple. Mais lui insiste. Une nouille, ce type.

J’ai croisé à l’Apple Store Opéra, une manif des Apple premium resellers, les APR. Leurs salariés ont créé le collectif La pomme de discorde. Des revendeurs qui veulent continuer à vendre. 
J’ai discuté avec le type qui portait la pancarte « iPerdMonJob ». C’est dur pour eux. Je pense surtout à la province. Dans le Berry, faut faire plus de cent kilomètres pour trouver des boutiques qui ont le niveau.
A Bourges, ils ont baissé les bras. Plus de réparateurs agréés et deux trois revendeurs. Il faudrait que Cupertino trouve une solution plus souple. Apple ne gagne rien en asséchant les boutiques en produits. Mais les réseaux de revendeurs sont gérés par une autre direction que celle des Apple Stores. Il faudrait regrouper les revendeurs et les stores sous une même direction centralisée à Cupertino et repenser la politique. Une star peut-elle se passer de ses fans ? Me disait iPerdMonJob. J’ai parlé de cette affaire des réseaux de revendeurs à Elastoc. Cette andouille s’en fout. Faut que j’aborde ça à Cupertino, Infinite Loop, sans faute.

J’ai appris par mon amoureuse, la merveilleuse Floquette Grandpied du service Marketing d’Apple, qu’ils avaient demandé à Elastoc de ne plus préparer de scenarii des futures fuites programmées de l’iPhone5. Mais Elastoc quand il est sur une lancée, il s’étire. Il avait commencé à me parler de la Joconde. J’ai fait semblant de ne pas entendre.
Dans un tout autre domaine, je viens d’apprendre que Tim Cook a fait passer une note au « Team » d’Apple, lui expliquant les efforts qu’il fait afin que les sous-traitants chinois  n’emploient plus de mineurs et logent dignement les employés. Apple est membre de la Fair Labor Association. Je suis sans doute le dernier à dormir sous une table de bureau et à travailler pour rien. 
Bon à +. Je m’accroche. Je pense à Steve Jobs.

Retour à l’édito de Los Tiñosos

…or, ce ne sont pas là les seuls apports des dernières versions car il y a aussi du nouveau du côté scripts de Safari et de Firefox. Les plug-ins flirtent avec les patchs et leurs applets se titillent. De folles amours naissent ! Safari n’a jamais été aussi belle et Firefox est irrésistible avec ses allures macho tout en douceur. Blanche Neige ne résiste pas à la pomme tentatrice et les sept nains de l’open source, malins comme des renards, y mordent avec délice. Les folles amours d’Apple ! Côté traitement, on dispose désormais d’un compresseur embarqué tandis que l’EQ à 3 bandes fixes de la première version cède désormais la place à un EQ 3 bandes paramétriques. Il le fallait, Allais. Alfonse, vous voyez !

- C’est moi, James Smimoff Sputnik Stolichnaya Elastockovitch !
Merci Los Tiñosos, quelle plume,  la grande classe, du talent pur, de l'humour subtile, un regard sociétal au passage, sans avoir l'air d'y toucher... Bref, une vision.

- Merci à toi James ! Et toi, quel punch ! T’as la niak, ça déchire !

- C’est toujours moi, James ! La prochaine Chronique viendra à son heure ! Et n’oubliez pas ! Avec une petite chose en plus !

mercredi 8 février 2012

Comparatif exhaustif entre Snow Leopard et Lion - 28° épisode


Je suis  James Smimoff Sputnik Stolichnaya Elastockovitch, ancien d’Apple dans la Valley,  et j’ai repris en main les Chroniques de Cupertino après les désastreuses contributions de Pedro Sinsilla.
J’ai l’habitude d’aller droit au but. Contrairement au brouet qu’il vous servait. Un ramassis de choses inintéressantes et je comprends que vous décrochiez à la première ligne.

Je tiens à donner la plume à Los Tiñosos, le célèbre chroniqueur de Musicos, concurrent d’AudioFanzine, une vraie plume, la grande classe, du talent pur, de l'humour subtile, un regard sociétal au passage, sans avoir l'air d'y toucher.
Il n’a pas retrouvé ses capacités auditives après son courageux test comparatif entre les 22 batteries sur le marché. Un long passage à l’hôpital de Garches et une greffe du visage masque à présent le terrible accident survenu lors du test  des guitares électriques qui l’ont laissé, il faut le dire, défiguré par ses fucking deux cordes qui lui ont sauté dans la figure. Ce type à du courage à revendre. Son électrocution après les essais de la Fender trafiquée par Hendrix, fait aussi partie du passé et de sa légende.

-A toi Los Tiñosos ! Passe droit à la sauce !

-Bonjour James !
Sorti il y a près d’un an, Lion était mieux qu’une bonne surprise : c’était une promesse qui ne demandait qu’à être tenue avec une version plus étoffée du concept. Globalement pareil avec des trucs de l’iOS en plus, genre Launchpad et un bidule Mission Control. On peut fonctionner sans. Mais restons à la page. Surtout avec la version 10.7.3 dite « cui-cui ». Ca tombe bien car voici venir Bing Blang Pro qui entend quitter le bac à sable des débutants pour se diriger vers la cour des grands. Et là le lion excelle ! Un lion XL ! (*)
Toujours réalisé par e-Grate et John Coltroune  (ancien sound designer pour Tapata-ratata, grosse renommée au guichet des indemnisations des intermittents du spectacle), ils ont repris  le concept sound singing birds au format Plinch-fouillis qui nous rappelle Windows. On attend évidemment le  correctif qui fera gazouiller le lion pour de vrai.

28 bis: ma  chronique underground sur les 400 millions de $ de Tim Cook

C’est moi Sinsilla !
Comme James Smimoff Sputnik Stolichnaya Elastockovitch dit Elastoc ne relit pas les textes des Chroniques après leur publication, j’ai coupé Los Tiñosos.
C’est vrai qu’il est meilleur que moi mais là j’ai trop de choses à vous dire. Quand même un peu fat, l’éditorialiste, non ? Même méchant avec ce cui-cui du 10.7.3 qui peut arriver à chacun d’entre nous par accident, non ? Personne n’est à l’abri d’un cui-cui inopiné.

Vous devinez que je suis sur la paille. Elastoc a loué une chambre sous les toits près de la Bastille, avenue Henri IV à Paris. C’est là qu’il a mis un téléphone et me demande d’assurer la permanence des Chroniques de Cupertino.
Il reçoit des coups de fil de Californie. J’ai même cru reconnaître la voix du secrétaire de Tim Cook, vous savez ce Pergamon, une armoire à glace doux comme un agneau.
On a aussi des abonnements de la presse spécialisée et je dois suivre ce qui se publie dans un tas de revues comme Musicos ou AudioFanzine. Elastoc me demande de lui faire des synthèses des nouvelles données par l’excellent CrazyMac.
J’ai un matelas de mousse enroulé autour d’un petit réchaud que je cache dans le placard.
Ca me permet de vivre et de dormir ici. Il y a un WC sur le palier avec un lavabo pour la toilette. Evidemment Elastoc ne sait pas que je vis là. Mais je n’ai plus de quoi prendre le train pour revenir chez moi dans le Berry. Heureusement j’ai un petit radiateur électrique par le froid qu’il fait. Et ma tunique de moine bouddhiste pour me couvrir. Elle vient de Lassa, alors vous pensez bien qu’elle est chaude.

Bref, je m’accroche. Je ne laisse pas tomber les Chroniques même si ce que j’y ai raconté est sans intérêt et qu’ils m’ont évincé. Steve Jobs m’a appris à aller au bout des choses.
Je reçois des coups de fils de mon amour Floquette Grandpied qui m’encourage. Elle m’a envoyé un chèque.
Il s’est passé un truc bizarre hier sur le campus d’Apple à Cupertino.
Quelqu’un a lâché des canaris dans la cafète. Ca faisait cui-cui partout. Scott Forstall, le responsable des logiciels lance des « grr… ». Big Foot et ses copains se marrent. Le joke à la mode c’est de se demander où est passé la « correction ».
J’aime Big Foot. Ici à Paris, je tiendrai. Mais ne nous prenons pas la tête. Pensons sérieusement à Apple pour nous détendre un peu.

Que va donc faire Tim Cook de ses 400 millions de $ d’actions Apple qu’on lui a attribués ? Je pense que ça vous intéresse davantage que ce stupide comparatif entre Snow Leopard et Lion gazouilleur fait par Los Tiñosos. Et même plus que mes déboires finalement tout à fait mérités.
D’abord, pourquoi ils lui ont donné ce pactole ?
Pour ne pas donner de dividendes aux actionnaires ? Une manière d’assécher un peu le pactole des bénéfices extraordinaires de cette années passée où Apple a engrangé 108 milliards de $ de revenu ?
Ou lui a-t-on donné ce million d’actions justement pour qu’il donne des dividendes aux actionnaires ? Ce serait dans ce cas le prix d’une soumission.
Je suis convaincu que Tim ne donnera pas de dividendes aux actionnaires d’Apple. Ils vont racheter des startups technologiques avec ce tas de pièces amassé dans l’entrepôt de Picsous pour accélérer leur propre développement. 
Et je crois que Tim fait mettre le paquet sur le prochain iPhone JS (comme Steve Jobs, c’est moi qui l’appelle comme ça en rêvant au prochain iPhone5 qui sortira, là c’est quasiment certain, à la mi-octobre de cette année). Ou un iPad JS ou autre bidule JS. Dans tous les cas les innovations ne se bousculent pas au salon mondial de l’électronique (le CES 2012) de Las Vegas.
La politique capitalistique d’Apple est de faire grimper la valeur de l’action. Et c’est par les plus values que se crée l’intérêt pour la firme et non les dividendes.
J’en ai touché un mot à Elastoc mais James Sputnik etc. n’y comprend rien. D’ailleurs il ne lit que le début et la fin des papiers que je tape et mets en ligne.
Donc, excusez-moi. Je vais mettre la fin que cette nouille a prévue avec Los Tiñosos qui lui tient lieu de plume. Vous allez voir son humour avec les spaghettis… Moi je vous salue. A + si vous le voulez bien.

Retour à l’édito de Los Tiñosos

La première grosse différence entre Snow Leopard et Lion, c’est l’apparition de nouveaux groupes alors que les Sessions Strings Coton ne proposaient qu’une section de 4 violons, 3 altos (ou alti si vous n’aimez pas les spaghettos) et les articulations ortamento menthe à l’o, glissando slow languroso. Autant dire qu’on est comblé.

-C’est moi, James Smimoff Sputnik Stolichnaya Elastockovitch !
Merci Los Tiñosos, quelle plume,  la grande classe, du talent pur, de l'humour subtile, un regard sociétal au passage, sans avoir l'air d'y toucher... Bref, une vision.

-Merci à toi James !

-C’est toujours moi, James ! La prochaine Chronique sera consacrée au test comparatif Safari/Firefox.
Et n’oubliez pas ! Avec une petite chose en plus !

(*) Jeu de mots et humour.

mercredi 1 février 2012

La petite chose en plus sur l’iCloud d’Apple - 27° épisode


Je suis  James Smimoff Sputnik Stolichnaya Elastockovitch et je viens de reprendre en main les Chroniques de Cupertino après les désastreuses contributions de Pedro Sinsilla.
Ses textes étaient inintéressants et je sais que beaucoup d’entre vous décrochaient à la première ligne.
Ça va changer.
Je suis en ancien collaborateur d’Apple à Cupertino (marketing). Je vais toujours droit au but. Revenu sous peu en Europe, j’ai pris en main les Chroniques de Cupertino que je veux promouvoir car je sais qu’il y a un vrai problème d’information ici, sur ce Vieux Continent.
Nous ferons des Chroniques un vrai incontournable. Et on en parlera l’année prochaine au Consumer Electronic Show, le CES de Las Vegas. Le plus grand salon électronique au monde. Et c’est moi qui tiendrai le stand des Chroniques de Cupertino !
Voyons aujourd’hui iCloud.
Le principe, quel que soit le device que vous utilisez, ils seront tous reliés. Ce que vous faites avec l’un, l’autre sera au courant. Une photo ici, apparaît là-bas. Incredible, non ?
Pour ça achetez Lion et mettez à jour vos iOS. Et si ça ne marche pas, changez vos machines. Achetez les derniers produits d’Apple. Simple, non ? Le reste se fera tout seul.
Au prochain épisode, une petite chose en plus, nous comparerons les OS X 10.6 et 10.7, Snow Leopard et Lion.

Episode 27 bis

C’est moi, Sinsilla. Vous savez que je suis viré. Mais comme Elastoc (c’est le surnom qu’ils donnent à James Smimoff Sputnik Stolichnaya Elastockovitch quand il travaillait chez Apple) ne lit pas ce qu’il met en ligne, je viens de décider de faire des contributions sauvages. Tant pis. Je prends le risque.
Et vous avez bien lu, cette nouille fait la pub du CES de Las Vegas, alors qu’Apple a toujours snobé cette manifestation ! Je rêve…

Alors parlons donc d’iCloud. En réalité iCloud concentre sur un site, une sorte de nuage,  tout ce que vous faites. Un stockage externe de vos données qui sont redistribuées sur vos mémoires intégrées ici ou là. Et il suffit que quelqu’un s’empare du nuage et vous êtes sous contrôle.
Bien sûr ce n’est pas du tout ce que souhaitait faire son génial inventeur. Et en plus ce n’est pas du tout dans la conception civique et progressiste d’Apple. Mais si quelqu’un comme Attila Uturgur, le chef des Antimacs, s’emparait du nuage ? Vous voyez les dégâts ?

Episode 27 ter

Mon amie Floquette Grandpied, du service marketing d’Apple, m’a demandé d’insérer ce message.

Elastoc ne relit pas ce qu’il met en ligne. Il est brouillon au travail comme en faisant l’amour : il fonce en schuss sur la petite descente de Kitzbühel. La liste de ses ratés dans la boîte est longue comme une journée sans mail. Il a foiré la fuite du prototype de l’iPhone4S qui, au lieu d’apparaître au monde sur le trône de Toutankhamon au musée du Caire, a été trouvé sur le comptoir d’un minable bar d’alcooliques. De plus son rapport sur la situation des technologies Light Peak et Sandy Bridge à horizon 2050,  a été jugé comme particulièrement navrant.
On a donné à James Smimoff Sputnik Stolichnaya Elastockovitch son surnom d’Elastoc car il a la rare faculté de s’étirer dans tous les sens en restant parfaitement cylindrique. C’est un mec caoutchouteux. Je parle ici en mon nom et mes propos n’engagent en rien Apple, évidemment.
Je suis foncièrement démocrate dans l’âme et républicaine au boulot. Comme vous, en France, avez la cœur à gauche, le portefeuille à droite et la tête en fleur de lis. Je ne supporte pas qu’Elastoc, mon ex collègue, ait agi ainsi contre Pedro Sinsilla.
Un garçon honnête, sincère et qui porte si bien le béret. Et je ferai tout pour que Roberto  puisse s’exprimer.
Et là il soulève un truc important. Qui peut commander aux nuages ? Peut-on s’en emparer ? Il signale peut-être une faille de l’iCloud ? La question vaut quand même d’être posée. Je vais en référer en interne.

27 quater

Merci Big Foot (c’est le surnom de Floquette dans la boîte) pour ton billet d’avion. Je viens à Cupertino fin de semaine directement chez toi.

27 quinquies

J’ai le mail de Big Foot : elle m’attend.

27 sexies

Big Foot est fantastique. Nous avons passé une nuit extra ordinaire. Ce 27 sexies est ma contribution la plus heureuse aux Chroniques. J’oublie mes soucis. Je vais assister à la réunion sur la défense du nuage. J’ai mis ma tunique safran de moine bouddhiste pour passer les contrôles à l’entrée du siège d’Apple. Pour faire plaisir à Floquette, j’ai mis mon béret.
Je me suis promené sur le campus toute la journée. J’ai croisé Jonathan Ive. Il a fait semblant de ne pas me reconnaître. Il est absorbé par l’iTV d’Apple et nos amis de CrazyMac ont vu juste.
J’ai vu les Trumeaux du service Juridique. Je me suis plaint de la conduite d’Elastoc. Cogito, Ergo et Sum m’ont répondu en chantant en chœur «  Ne t’en fais paaas ! » sur l’air de l’ours du dessin animé du Livre de la  jungle « Il en faut peu pour être heureux » quand Baloo essaye de redonner le moral à Mowgli.
J’ai vu Tim Cook faire son jogging en sifflotant. Il vient de toucher un million d’actions en stock options. Du jamais vu ces sifflotements en faisant du jogging.
    
27 septies

J’ai retrouvé aussi tous mes amis d’Apple. Bigbug du service Virus et tous ceux du marketing et du design.
Les équipes sont dans une forme éblouissante et abordent cette nouvelle année avec un punch du tonnerre.

27 octies

C’est ma troisième journée à Cupertino. J’ai oublié l’ambiance triste de la France. Ici la reprise économique bat son plein. Ils se sont remis du décès de Steve. La déchirure saigne encore. Mais ils vont résolument de l’avant sans gémir.  En France on adore gémir. Une culture du regret, de la culpabilité, de la commémoration, des occasions manquées et de l’indécision mais que j’aime. Et cet Elastoc qui dirige les Chroniques comme un pied.

27 novies

Je suis avec les équipes dans la mythique salle de réunion de l’extincteur (mes anciens lecteurs me comprendront).
C’est Bigbug du service Virus qui planche. Comment a-t-il prévu la défense du nuage ?
Je n’ai évidemment pas le droit de vous en parler. Et loin de moi l’idée de le faire. Rien ne sort de chez Apple vous le savez. Mais je vais utiliser des images. Imaginez un nuage. Comment allez-vous l’atteindre ?  Avec une échelle comme essaierai de le faire un clown ?
Bigbug a dressé l’échelle. Elle tient toute seule. Mais le clown hésite. Son sourire est béat. Comment une échelle peut-elle tenir toute seule, dressée comme ça sans aucun soutien que le sourire du clown ? L’échelle tient. Il la monte. Nous frémissons. Un homme qui monte une échelle tenue par rien. Le clown a pris soin d’emporter une petite pelle et un saut de gamin. Résolu d’y mettre des bouts de nuage. Sa montée est vertigineuse. Il est à présent au faite de la toile du chapiteau. Tout là haut. On voit le nuage qui bouge et l’échelle glisse pour le suivre. Le clown monte dans le nuage, jette le seau et la pelle, s’assied dans le blanc cotonneux. L’échelle tombe. Nous frémissons et le nuage emporte le clown qui nous envoie de grands signes avec son mouchoir rouge. Je crois qu’il pleure. Ils disparaissent.
Nous sommes tous debout. Un tonnerre d’applaudissement. Bigbug prend par la main Scott Forstall, le grand magicien des logiciels d’Apple. C’est une standing ovation. 
Il ne peut rien arriver au nuage. Il emportera son visiteur. C’est si brillant et intelligent que j’en ai encore les larmes aux yeux.

27 decies

Mes amis me proposent de m’installer à Cupertino. Je leur dis que ça va mieux. Je crois être rétabli. Je peux revenir en France et reprendre l’offensive contre la morosité. Ils m’admirent.
Et nous allons droit vers le 28° épisode des Chroniques la semaine prochaine. Ça va barder !