mercredi 25 janvier 2012

Un ancien d’Apple reprend les Chroniques de Cupertino - 26° épisode.


Et c’est ma toute dernière Chronique faite d’autocritique, de regrets et de mea culpa.
Je suis fait.
Je n’ai plus le soutien financier de ma maman. Privé de son argent de poche.
Ça n’avait donc aucun sens. Je m’en doutais un peu, il est vrai. Mon style que je croyais encore un peu drôle, parfois, ne vaut pas un clou.
Mes informations sur Apple n’intéressent personne. Personne n’arrive à lire mon charabia. Une ligne et tout le monde décroche.

Je suis à côté de la plaque et j’envie tellement Los Tiñosos, ses éditos extraordinaires, une vraie plume, la grande classe, du talent pur, de l'humour subtile, un regard sociétal au passage, sans avoir l'air d'y toucher. Depuis une semaine je lis Musicos qui se veut être le concurrent d’Audiofanzine.
Dans Musicos, Los Tiñosos teste et compare les instruments de musique. Ses textes sont des chefs d’œuvre ciselés, pas on mot de trop, pas une phrase qui ne se met pas naturellement à sa place. Du moins à force de me le dire, je commence à le croire un peu.
Je ne pratique aucun instrument mais je me force au régal des tests comparatifs.
Et surtout le grand talent de l’éditorialiste, sa vision, son regard. Impossible de lâcher ses éditos. C’est pourtant long, interminable mais tip top.
Je suis pris en sandwich comme un Baffle basse Genz-Benz LS-115B entre une guitare Gretsch Jet II Sunbrust et une Fender Strabasaster american standart 3T Sunbrust.
Je ne vaux rien face à un tel talent. Les tests comparatifs des matériels de Musicos m’ont achevé. Proust, Céline, Baudelaire, Gary… il ne me reste plu rien. 

Ma passion se dépeuple. Mon âme flotte gazeuse au-dessus de l’eau noire de la Seine. Je remonte vide dans la nuit l’interminable rue de Vaugirard, j’aborde le quartier chinois sans un regard pour les vitrines garnies de Bouddhas et de théières.
Je suis affalé contre la devanture du restaurant de Mehlang Chang. Le maudit Pont de la rivière Kwaï. Mes yeux fixent le noir de l’avenue de Choisy, dehors. Et n’y voient que de faibles lumières. Des étoiles sans couleur dans le ciel oppressant.

James Smimoff Sputnik Stolichnaya Elastockovitch !
Me dit-il avec ce petit accent ukrainien que je lui connaissais au téléphone. Grand, osseux, un catogan lie mollement ses cheveux blonds. C’est cet imbécile d’Elastoc.
Roberto Sinsilla, je présume ?

Il ne me laisse pas en placer une. Et me toise de l’air du type qui toute sa vie est passé à côté de la bêtise.

Mon cher Sinsilla, vous êtes cuit. Cerné par la critique. Ne soyez pas aux abois. Soit vous vous démettez des Chroniques de Cupertino, soit on vous arrange votre site aux petits oignons. On a les moyens d’aller très loin. Imaginez que Mediapart ou Le Monde s’empare de votre irrésistible mauvaise prose dont vous entachez depuis trop longtemps les  Chroniques et demande, au nom de la littérature même, que vous arrêtiez vos pattes de mouche contre nature ? 
Vous êtes bien conscients que personne ne lit vos contributions aux Chroniques. Nous pensions recruter Los Tiñosos du fanzine Musicos. Vous ne lui arrivez pas aux chevilles. Hélas, son édito du dernier comparatif entre les 22 batteries sur le marché lui ont abimé les tympans. Il n’entend plus sonner son téléphone.
Ce type à du courage à revendre. Son édito sur les tests  des guitares électriques reste encore une référence. Bien que blessé cruellement, défiguré par deux cordes qui lui ont sauté contre la joue. Sans compter que cet écrivain a été  sérieusement électrocuté par une Fender trafiquée par Hendrix himself, une pièce de musée.

Vous parler comme ma maman, Monsieur Smimoff Sputnik Stolichnaya Elastockovitch, elle aussi a une admiration sans borne pour Los Tiñosos. Elle est saxophoniste et est abonnée à Musicos. Mais je n’ai jamais pris une position contre Apple…

J’ajouterais, Monsieur Pedro Sinsilla, qu’il vous faut oublier à présent mes rapports avec Apple. Je ne suis plus au service Marketing. J’ai quitté définitivement et la boîte et Cupertino.

On vous a fait payer la fuite ratée de l’iPhone4S que vous étiez sensé organiser? Ils vous ont finalement viré ?

Ne parlons pas de moi. Ca ne vous regarde pas. Je prends en main la rédaction en chef des Chroniques de Cupertino. Signez ici.

Contre ma mère, contre Apple. Je ne peux rien.
Juste une demande. Ne me sortez pas des Chroniques, s’il vous plait. Laissez-moi encore une dernière chance. Oui, mon style est nul. Oui, je sais qu’on ne me lit pas. Oui, je ne viens pas aux chevilles de Los Tiñosos. Mais je sais me servir d’un clavier, je pourrais vous être utile. Je connais le professeur Mehlang Chang…

…Bon. On vous garde comme employé de bureau… à mi-temps et bénévole. Et vous faites le ménage, assurez le téléphone et taper les textes en utilisant le correcteur d’orthographe intégré par Apple ! Je ne le répéterais pas. Et puis le café, surtout le café. Signez là. 

J’aimerais que l’on publie ces deux épisodes  …les derniers … tenez lisez… ils ne sont pas franchement mauvais, je crois…

Voyons, voyons ça … bof ! Comme le reste, nul. Nul à chier comme dirait ce regretté Steve. Mais bon, le temps que je reprenne tout ça en main… Vous publierez aussi un épisode 26 afin que votre lecteur, ou vos deux lecteurs, comprennent que c’est fini pour vous… Signez.

Merci Monsieur Smimoff Sputnik Stolichnaya Elastockovitch. Je signe. Que vais-je devenir ? Employé à mi temps, bénévole aux Chroniques. Plus de voyages à Cupertino, personne ne m’invitera plus au restau, ils vont me snober à l’Apple Store, plus de confidences sur les derniers cancans d’Apple, aaarg. 

Allez soyez positif. Pensez que vous n’aurez plus de critiques littéraires à subir, de Strasbourg, Grenoble ou d’ailleurs. Bon. Parlons de l’avenir. Pas le vôtre mais celui des Chroniques.
On va les laisser pour le moment en ligne. On recentre sur la technologie d’Apple. Des notices de vulgarisation et des tests comparatifs dans un premier temps. Après on verra. Et ça ne vous regarde d’ailleurs pas. Bon là c’est moi qui prends la plume. Et plus, jamais de « avec la délicatesse qui convient » ou des « A+ les amis si le cœur vous en dit ». On termine une vraie Chronique comme ça :
« L’incredible iCloud et une petite chose en plus dans la prochaine Chronique de Cupertino. »

James Smimoff Sputnik Stolichnaya Elastockovitch se lève. Je remarque qu’il porte un maillot Issey Miyake comme celui de Steve Jobs. Un jean délavé. Il lance un clin d’œil au professeur Mehlang Chang qui vient de rentrer dans son restaurant.
C’était un complot. Je suis viré.

mercredi 18 janvier 2012

Apple prospère et moi je décrépis - 25° épisode





Dans les dernières Chronique de Cupertino, nos lecteurs ont tout appris sur Attila Uturgur, le Chef des Antimacs, ses complots, l’organisation de la défense d’Apple avec l’équipe Cogito, Ergo et Sum, les fuites organisées des prototypes. Vous avez même pu assister à la première grande réunion de Tim Cook après la disparition de Steve qui, selon certaines sources, est en cours de réincarnation.
Et vous savez tout sur le Mothership Campus, le vaisseau amiral d’Apple, et ses liens extra galactiques supposés.

Alors qu’Apple triomphe avec plus de 100 milliards de chiffre d’affaires cette année passée, mes scoops donnés par les Chroniques ont précipité ma perte.
Vous savez qu’elles vont être reprises par James Smimoff Sputnik Stolichnaya Elastockovitch.
Apple prospère et moi je décrépis.
Il m’a viré au motif que j’étais nul en comparaison de Los Tiñosos de Musicos, le concurrent de l’excellente revue Audiofanzine. Vous allez vite comprendre. Car je ne veux rien vous cacher.
Ce … de James Smimoff Sputnik etc. encore appelé Elastoc chez Apple, parce qu’il s’étire dans tous les sens en restant pauvrement filiforme.

Je tiens ici à copier coller les toutes dernières réactions de mes quelques lecteurs. Et sans concession pour ma propre image.
En respectant les pseudo, bien entendu.

Cartonde6Bojolpifrose dit :
Les extra terrestres ont choisi Steve Jobs pour faire progresser l’humanité. Moi-même, après une longue soirée passée à tester une excellente Mondeuse de Savoie, un peu fatigué par ce boulot éreintant, j’ai vu au-dessus de la Dent du Chat, en face d’Aix les Bains, un anneau circulaire qui glissait droit vers le lac. Il aurait pu glisser de l’autre côté vers la belle vallée viticole de Jongieux ! Vallée, soit dit en passant, également productrice d’une excellente Mondeuse. 
Non, l’anneau a glissé vers moi ! Vers les vignes du bord du lac et de mon côté. Arrivé à ma hauteur, j’ai senti quelque chose me soulever et me retourner dans tous les sens. Un effet détestable de la lecture de vos Chroniques ?
Ma réponse :
Cher Carton, oui, on a dû vous rouler dans l’ascenseur et on vous a déshabillé pour vous mettre au lit. Ça n’a pas dû être facile. Remerciez vos amis et ne jetez pas la pierre aux Chroniques, voyons. 

Bouilliebordelaise dit :
Il m’est vraiment difficile de vous suivre et si je le fais, c’est avec stupeur.
Comment pouvez-vous sortir vos Chroniques sous la pression constante d’Attila Uturgur, le Chef des Antimacs ? Je le sens partout autour de moi. Il rôde, me surveille. Vous avez déclenché en moi une paranoïa et je vous en veux. Même que je garde une lampe de poche toujours sur moi et que je vérifie en pleine nuit qu’Attila Uturgur ne s’est pas glissé dans mon lit. Vos Chroniques me mettent tout en kernel panic !
Ma réponse :
Vous avez raison de vérifier ce qu’il y a dans votre lit. Surtout si votre lit est double. Une lampe de poche frontale sur votre nuisette est du plus bel effet et j’en suis sûr, de nature à stimuler les visiteurs nocturnes qui doivent volontiers s’y donner rendez-vous s’il y a suffisamment de place sous vos draps, bien entendu. Vous voyez que les Chroniques peuvent avoir des effets positifs !

PurKif  dit :
Ouais la c le délirre, les cronick de mister Cupertino, c ouf, yo, ça déchirre, ce professeur Mehlang Machin, y sé tou sur tout.
C’est pa un céfran, ça, c un…
Ma réponse :
Mon cher PurNase, Je vous signale tout de même que nous vivons dans un pays dans lequel on ne désigne pas les gens en fonction de leur race. J’ai donc coupé la fin de votre message dont la connotation raciste est inacceptable.
Le vénérable professeur Mehlang Chang nous vient de Chine. Et alors ! On ne choisit pas son pays de naissance ! Et à chacun sa croix ! Est-ce une raison suffisante pour le traiter comme vous le faites ? Je ne voudrais pas évoquer vos liens communautaires. Alors restons-en là. Comment osez-vous associer les Chroniques à vos préjugés culturels ? Ou même seulement faire supposer qu’elles contribuent à renforcer vos torves présupposés ?

Zegromignon dit :
Les fuits de l’ifon 5, encor un plan pour nou piqué nos économis. Des fuits. E c les pov qui paye ! Hein ! De vré pièje à kon. Vous croier que les gen von se lésser fair san bronché ? Je sui indiné. La révolusion se prépart. Faut fermé les chronnic. On va changé sa. Fo pendre les capitalist au trip dé burocrats !
Ma réponse :
Grotrognon, votre style ne s’arrange pas. Et si votre orthographe chante vos idées, je me demande si vos idées ne créent pas votre orthographe.
Si je vous ai bien lu, vous voulez fermer les Chroniques et pendre les capitalistes aux tripes de bureaucrates ?
En rétablissant la censure révolutionnaire, vous contribuez à réprimer les idées. Et ces capitalistes éventrés, ces bureaucrates pendus, c’est moche comme scène. Un vrai film gore. Quel manque de tact dans la forme et sur le fond. Et qu’est-ce que ça change ?  Vous aurez vos propres Chroniques du parti et des bureaucrates sortiront de vos rangs. Et ça recommence.  

Pilhuit dit :
Je n’y vouique que pique aux fuites et aux cronitcs. Flouit.
Ma réponse :
Cher Truite, vous n’avez donc rien comprouit aux fuites et aux cronitcs, j’en suis navrouit. 

FlipflopXmines dit :
Remarquable le nouveau siège d’Apple. L’anneau se dresse en pie carrée. Le verre des murs Gorilla Glass 2 est supra rigidifié par les valences chimiques des interactions atomiques structurées en double chaîne à liaisons annulaires. C’est une avancée incontestable des sciences des matériaux polymérisés subatomiques. Excellent, mon cher. Êtes-vous dans l’annuaire de mon école ? Je ne vous ai pas vu et malheureusement aucune mention des Chroniques. Est-ce bien sérieux ?
Ma réponse :
Cher Xmine, vous avez mis le doigt dans l’anneau. Étonnant d’intelligence ! En route pour le Nobel, mon cher ! Mais je vous imagine si pris par l’annuaire ! N’y cherchez pas les Chroniques. C’est une start up, une entreprise en herbe qui pour le moment ne peut retenir votre attention. Un Xmine ne fréquente que l’annuaire. Restons sérieux, mon vieux !

Lapairdebraise dit :
Le rayon de distorsion temporelle lancé sur Steve Jobs par ces mystérieux êtres galactiques, m’ouvre personnellement de nouveaux horizons.
Vous croyez que ça marche sur les femmes que je tente en vain de séduire depuis des années ?
Une passante, par exemple, prise au hasard dans la rue, me suivra-t-elle si elle sent la présence de cette distorsion temporelle ?
Et plus précisément, Pétula qui m’a quitté, me reviendra-t-elle dès qu’elle aura senti cette distorsion que je pourrais générer?
Ma réponse :
Mon cher Pèrelachaise, nous vous monter pas trop le bourrichon. Vous savez qu’avec les femmes, vos expériences resteront limitées. Pétula ne reviendra pas. Et si vous jouez avec la distorsion temporelle vous risquez d’aggraver votre cas. Imaginez que vous vous faites repérer par les extra galactiques ? Et qu’ils vous confient une mission pour faire évoluer l’humanité à l’instar de Steve Jobs ?  Nous aurions des ordinateurs Pétula 1, Pétula 2, Pétula Clark… comme nous avions eu l’Apple 1,  l’Apple 2, Macintosh. Faites attention, tout de même.
C’est curieux, vous ne dites pas du mal des Chroniques ?
Avec mon neveu, toujours très réservé, et vous, ça me fait presque deux lecteurs.

Ligneblanche dit :
Vos Chroniques ne me font pas rire. Au bout de la première ligne je décroche instantanément. Quel mauvais baratin sectaire!
Mais je les lis car je suis en désintoxication et ça me permet de décrocher. Au moins en vous lisant.
Pourquoi perdez-vous votre temps à écrire des trucs qui ne mènent nulle part ? C’est pas percutant, ni tonique et même soporifique. Vous avez beau écrire en gros caractères. Ça n’a pas de caractère. On ne voit jamais où vous voulez en venir. Ça tombe à plat. Je me perds dans l’inintéressant. Et ça me pousse à sniffer. Voilà le résultat.
Vous en êtes fier ? Me refaire plonger dans l’enfer de la drogue !
J’en ai parlé à mon psychiatre. Il me conseille pourtant des lectures homéopathiques, trouvant vos textes particulièrement affligeants. Une petite prise (pas plus d’une ligne) très diluée des Chroniques pour l’entraînement au décrochage puis une autre minuscule lecture (un quart de ligne) pour m’endormir profondément le soir. Mais c’est tout. 
Ma réponse :
Je suis heureux des effets que font sur vous les lignes des Chroniques.
Mais à part ça, je vois qu’elles ne vous intéressent pas du tout. Mais si elles peuvent vous sauver de vos mauvaises habitudes,  j’ai une mince raison d’espérer. Un rail vers un ailleurs sans rails.

Lemasque dit :
J’espère que vos Chroniques vont capoter vite et que plus personne ne les lira.
@ Ligneblanche : tu as raison. Ces Chroniques sont insipides. Cet humour à plat est navrant, sans contenu, du vide emballé dans du rien. Comment peut-on encombrer le Net avec des fariboles pareilles ? C’est à l’image d’Apple, médiocre.
Le 21 décembre prochain, les prédictions mayas vont se réaliser, tout va s’écrouler. La fin du monde. The End ! J’aurais mon ultime vengeance, ha ! ha ! ha !
Ma réponse :
Je t’ai reconnu. Ce rire t’a trahi. Tu es Attila Uturgur, le chef des Antimacs. Go to hell !  

Maman dit:
Je sais que ton intention est louable. Je ne vois plus où tu veux en venir avec tes Chroniques. Le fond indiffère tellement de gens. Ils s’en moquent.
C’est soit trop délirant, tu perds tes meilleurs lecteurs qui se déconnectent à la première ligne, soit pas assez délirant et personne ne s’emballe.
Pour être drôle, mon fils, il faut pincer la où ça fait mal. On ne sait pas où tu vas ou plutôt, on le sait d'avance.
Tes textes ne sont pas assez toniques, percutants, ou alors, pas assez ramassés. Ce qui fait qu'on se perd dans un texte pas très intéressant. Ta conception a des relents sectaires et tes textes sont écrits trop grands à la limite du lisible. Ma copine me dit que tu fais la promotion des écrans 27’ d’Apple ! Voilà où est tombé mon fils !
Je suis contrainte de te couper ton argent de poche sur le champ et ceci pour ton bien.
Ma réponse :
Maman, voyons … Pas ça… non !

A+ les amis, si le cœur vous en dit, pour la dernière chronique de Cupertino, avec la délicatesse qui convient. Si vous le voulez bien, évidemment.


jeudi 12 janvier 2012

Le Mothership Campus, le nouveau siège d’Apple - 24° épisode


Nous sommes en pleine dépression économique et tout va de travers. 
S’ajoutent à ce triste panorama ma mère qui me coupe mon argent de poche sans parler des lettres d’injure des fans de Valérie Pécresse et de Ségolène Royal qui ne supportent pas mes positions mitigées envers ces charmantes personnes très parisiennes.

Et puis je suis viré des Chroniques. Ce seront donc mes derniers épisodes puisque le site est dirigé à présent par James Smimoff Sputnik Stolichnaya Elastockovitch, un ancien d’Apple. C’est lui qui a repris Les Chroniques de Cupertino.
Autant que vous le sachiez de suite !
Vous avez vu, je ne figure plus que comme employé à mi-temps. Mais il me laisse encore publier quelques épisodes. Je suis définitivement viré fin de ce mois.
Motif de mon éviction: on me trouve inintéressant et beaucoup moins bon que Los Tiñosos, un chroniqueur de Musicos, le soi-disant concurrent d’Audiofanzine.
En attendant je continue sur ma trajectoire, l’âme en peine.

Mais voyons ce qui se passe chez Apple et oublions pour un moment ces contingences assommantes.
Prés de son siège social actuel, Steve Jobs avait acquis en 2010 pour Apple, un vaste terrain sur lequel est prévu la réalisation du plus bel anneau stellaire de tous les temps, le Mothership Campus qui doit accueillir en 2015 près de 12.000 collaborateurs d’Apple. Le nouveau siège social de LA boîte de Cupertino, son vaisseau amiral.
Bravant sa maladie, Steve avait tenu à présenter lui-même le projet à la mairie de Cupertino quelques mois avant sa mort.

Le vaisseau mère, l’anneau magique du nouveau siège d’Apple, nous permettra-t-il de nous évader de ce monde cruel ? Un départ pour d’autres systèmes galactiques ?
Ou un anneau de distorsion temporelle accueillant l’atterrissage d’une autre variété de sapiens capable de remplacer l’indécrottable et désespérante espèce diabolique et prédatrice homo sapiens sapiens ?
Les premières esquisses du bâtiment laissaient apparaître une forme de phallus vu de haut. Steve Jobs lui a préféré un cercle. C’est plus sensible et féminin, il faut en convenir. C’est tout de même mieux en vol que le vaisseau du Docteur Evil, l’ennemi d’Austin Power.

Tous les murs de cet anneau sont courbés et en verre. Alors permettez-moi d’évoquer quelques problèmes. Par exemple l’extincteur rouge de la salle de réunion du service Marketing ? Faudra-t-il simplement le poser sur le sol ? Il y a-t-il une solution pour l’accrocher sur une paroi en verre incurve ? Que deviendra-t-il ?
Que penseront les salariés quand ils verront à travers les murs transparents les files de collaborateurs réclamant en vain des stocks options ? Et ceux qui passent prendre leur solde de tout compte car n’étant pas les meilleurs de leur domaine ?

Tout se verra. A travers les cloisons on contemplera l’hyper activité de Tim Cook, Jonathan Ive torturant d’impossibles designs, Phil Schiller dans ses réunions cherchant des passes marketings jamais défrichées, Scott Forstall concevant des algorithmes révolutionnaires et Big Bug, le responsable du service Virus, se prélasser sur le terrasse de la belle cafète qui pourra servir 3.000 repas à la fois.
Apple sera-t-elle un parc d’attraction ?
Des millions de gens viendront visiter cette animation live, le Vaisseau Amiral, Campus d’Apple sera classé par les agences de tourisme en première position devant le Golden Gate même!

Honorable professeur Mehlang Chang, de votre côté, vous avez sur ce vaisseau amiral une incredible théorie ?

Oui, honorable poisson rouge spatial, je vais vous faire part d’une rumeur qui courre depuis quelques temps dans les milieux des chercheurs d’OVNIS.
Apple aurait été choisi par une puissance extra galactique pour relever le niveau lamentable des terriens. Je m’explique.
Plusieurs approches avaient été réalisées par ce consortium de civilisations extra galactiques. Chacune d’entre elles a permis à l’espèce humaine de faire des progrès géants. L’usage du feu, des métaux, l’invention des mathématiques et de l’écriture, la domestication des énergies, les sciences expérimentales et finalement l’informatique. 
Ils ont légué à l’homme de quoi progresser. Sachant parallèlement que notre espèce va tout faire pour s’autodétruire en inventant des artefacts terrifiants comme la religion, la politique, la banque et Microsoft.

Leur dernière incursion sur notre terre date de 1973.
Un dealer de LSD nommé Robert Friedland, revenu de son voyage initiatique en Inde, trainait alors en sari et en sandalettes sur le campus du Reed College. L’étudiant Steve Jobs et lui ont fraternisé. Steve avait du mal à cette époque à mettre une paire de chaussure. Un point commun radical.
Ce Friedland manageait la plantation de pommier de son riche oncle et eut l’idée de transformer l’exploitation en ferme communautaire qu’il baptisa la All One Farm. Steve y venait fréquemment avec sa bande hippie de Reed.
Et c’est précisément là, dans cette ferme, à une bonne cinquantaine de kilomètres au sud  de Portland, Oregon, que les extra galactiques vinrent pour faire le point sur la situation de la planète Terre.
Le vaisseau spatial, un immense anneau, se tint quelques heures au-dessus des pommiers et examina de près ces humains habillés de chemises à fleurs, les cheveux longs et sales, qui musardaient pieds nus entre les pommiers, pas du tout effrayés de les voir. Évidemment ils étaient tous sous acide et la vision de cet immense anneau transparent tenait pour eux de l’illumination intérieure.
Les extra terrestres purent donc s’attarder sans danger. Ils choisirent un barbu, perché sur un pommier, en train de le tailler péniblement. Ils l’enveloppèrent dans leur faisceau de distorsion temporelle et lui inscrivirent dans son cerveau reptilien quelques données informatiques élémentaires, sommaires pour eux, presque archéologiques pour ces êtres ayant transcendé depuis des millénaires la question du savoir.
Que ne feraient-ils pas pour faire progresser encore un peu cette humanité désespérante ?
Il fallait continuer l’expérience initiée il y a maintenant trente mille années solaires. C’était par jeu scientifique au départ et maintenant un feuilleton galactique à forte audience. Combien de milliers d’années encore faudra-t-il aux habitants de cette Terre pour devenir simplement des êtres sympathiques ? Nous approchons de la saison 2 du feuilleton, comme le prédit le calendrier maya. Et Apple permet les nouveaux épisodes.

Steve fut pris par le faisceau de distorsion temporelle lancé du vaisseau extra galactique et attribua au LSD cet état second qui dura toute sa vie. Ce qui explique sa volonté de présenter lui-même le projet du Mothership Campus à la mairie de Cupertino. C’était la fin de sa mission et il le savait que trop bien.

Faire de Steve Jobs un agent extra galactique, honorable professeur, est plutôt osé, ne trouvez-vous pas ?

Je ne pense pas, honorable poussière d’étoile incrédule. Mais la liaison me semble faite, par cette rumeur, entre les pommiers de l’exploitation communautaire, le nom de la pomme, Apple, la variété de pomme McIntosch et l’apparence extra galactique du Mothership Campus.

Merci professeur !

A+ les amis, si le cœur vous en dit, pour une prochaine chronique de Cupertino. Nous ferons le point avec nos lecteurs sur la tournure des Chroniques et là ça va remuer, avec la délicatesse qui convient. Si vous le voulez bien, évidemment. En attendant mon départ des Chroniques … , aaarg.

jeudi 5 janvier 2012

Les prochaines fuites de l'iPhone5 d'Apple - 23° épisode


Selon le professeur Mehlang Chang, le meilleur spécialiste des cancans d’Apple, la fuite organisée du prototype de l’iPhone4S fut complètement ratée.
Certes, James Smimoff Sputnik Stolichnaya Elastockovitch du service Marketing, avait bien placé le prototype du Smartphone incredible sur le fauteuil doré du trésor de Toutankhamon au musée du Caire. Il avait été suivi par Attila Uturgur qui s’en empara et vous connaissez la suite.
Phil Schiller, le responsable du marketing d’Apple, voulait des idées neuves, des vraies mises en scène originales de fuites pour le prototype à venir de l’iPhone5.

Selon les témoignages recueillis à la cafète d’Apple, à laquelle j’ai accès grâce à mon déguisement de moine bouddhiste, voici les pistes de travail qui étaient alors explorées par l’équipe de Phil :
-un prototype revendu par le proxénète Titi la Gousse d’ail à Dominique Strauss Kahn et retrouvé au Sofitel de New York ;
-on trouve le prototype par hasard au cœur d’une centrale nucléaire française avec un affichage bien connu et qui fait chaud au cœur : « hello » ;
-le capitaine Alonso Losdineros  des FARC de Colombie fait chanter los gringos d’Apple : 10 million de dolares contre le prototype de l’iPhone5 ou il le remet à Al Kaïda. Le plan est déjoué et le prototype délivré par un commando de Marines ;
-un chasseur inuit trouve l’iPhone5 dans l’estomac d’un phoque ;
-dans la station spatiale internationale, un cosmonaute russe montre crânement le prototype de l’iPhone5 au capitaine Olga Gary dite la braise de la Taïga, sans se douter qu’il est filmé par les télés du monde entier.

De retour dans le XIII° arrondissement de Paris, France, j’ai demandé l’avis du vénérable professeur Mehlang Chang, le plus averti des cupertinologues qui tient le restaurant Le pont de la rivière Kwaï, avenue de Choisy.

Vénérable professeur, je reviens de Cupertino…

Vous devriez enlever cette tunique de moine bouddhiste et ce petit chapeau tyrolien vert ridicule avec cette plume de canard plantée dedans. C’est courant à Cupertino mais ici, dans le quartier chinois de Paris et dans mon restaurant chic, ça ne passe pas. Vous avez l’air d’un touriste bavarois perdu dans un mantra.

Voilà… excusez-moi, professeur.

C’est mieux, honorable bouillon travesti de porc.

Vénérable professeur, que savez-vous des scenarii de fuites en préparation avant le lancement officiel de l’iPhone5 ?

Honorable crevette citronnelle à la vapeur, sachez que les propositions que vous avez entendues à la cafète d’Apple accoutré ainsi ridiculement, ont provoqué une colère jobsesque de la part de Phil Schiller, le grand patron du marketing produit d’Apple.
Ça s’est passé dans la mythique salle de réunion de l’extincteur.
Ça suffit ! hurla Phil en regardant avec persistance le fatidique extincteur cramoisi de la salle de réunion qui semblait dire avec la voix de Steve Jobs, vous êtes vraiment nul à chier !
On décide de tout annuler. On recommencera les réunions de création sur la base d’une idée parfaite. Un nouveau délai de trois mois est donné par Phil.
Ce sera le dernier, dit-il on montrant du doigt l’étage du service des relations humaines, le bureau qui prépare les soldes de tous comptes. Un froid.

Et l’extincteur leur portait ce regard indicible, impatient, que seul ce type d’engin qui attend qu’on ne s’en serve pas, est capable de porter à une équipe qui cherche ce que personne n’a su trouver jusque là. Ils avaient tous pour lui un attachement fusionnel. Même que Léocadie, vous savez le type du service Marketing qui ressemble au médecin héros de LOST, pense le décrocher lui-même quand ils déménageront au Mothership Campus, le vaisseau amiral, les nouveaux bureaux. Et déjà en lui-même, il se demande comment il va pouvoir faire pour attacher ce truc légendaire aux cloisons incurves en verre voulues par Steve Jobs. Sur la plage de LOST, faut réfléchir avant d’agir.
 
Mais alors, vénérable professeur, comment se déroulera la prochaine fuite « accidentelle » du prototype de l’iPhone5 ?

Le dossier a été confié à Floquette Grandpied (Big Foot) et Mam  Sun. Une douzaine de réunions de réflexion et  l’intervention d’un cabinet de créatifs devront finaliser les pré réunions préparatoires avant les réunions de préparation aux réunions de pré-synthèses. La première piste de travail est la « fuite Bovary »…

Le « fuite Bovary » serait-elle en rapport avec le personnage de Madame Bovary, le roman éponyme de Gustave Flaubert ?

Oui, honorable rat de bibliothèque. C’est un projet assez ambitieux qui consiste à introduire, au moment où Madame Bovary n’a pas encore trompé son mari mais s’ennuie ferme, un chapitre décrivant le nouvel iPhone5 qui va lui permettre de consulter les revues de mode parisienne. Elle découvre le 3G, son point G et les sites de rencontre. La tournure du roman est explosive. Cette opération de piratage de toutes les nouvelles éditions du roman de Flaubert serait révélée au passage d’une thèse en littérature à la Sorbonne, l’étudiant en toute bonne fois ne connaissait pas la version originelle du roman. Une enquête de la police. Un scandale…   

On ne touche pas à Gustave en France. C’est proprement inconcevable…

Je sais bien, honorable coq tricolore. Nous sommes en Californie, dans la Valley, tout est possible !
Ne trouvez-vous pas que se serait une fuite remarquable du prototype de l’iPhone5 ? Je pense que cette solution ne sera pas retenue par Tim Cook car elle a une connotation par trop sexuelle pour Apple qui admet mal les expressions libidineuses en support numérique.
Il préfèrera sans doute la « fuite pommier ».  Un projet qui retrempe Apple dans ses racines. Voici la scénario de la « fuite pommier » :
Vous savez que lors de son passage éclair au Reed College, Portland, Oregon, dont le campus était déjà converti au LSD par Timothy Leary, l’étudiant Steve Jobs en 1972 s’y était entiché de Bouddhisme zen tout en se nourrissant d’acide accompagné de seules pommes. Il fréquentait la communauté arboricole de la All One Farm chargée d’entretenir une plantation de pommiers.
En 1976, Steve Jobs a 21 ans, en revenant de cette ferme, en plein régime fait de pommes, entre deux défonces, il créé Apple et appelle le premier ordinateur  l’Apple I monté dans le garage des parents Jobs, puis l’Apple II clavier collé à l’unité centrale. Et le Macintosh par la suite qui tire son nom d’une variété de pomme, la McIntosh.
Ce sera dans les environs de l’ex All One Farm, plus de 35 années plus tard, qu’un bouseux trouvera un matin dans sa remise entre sécateur et taille haie, un prototype de l’iPhone5. L’arboriculteur, un ancien hippy, avait bien connu Steve Jobs à l’époque et ainsi remonte toute l’affaire : les racines et leur aboutissement, l’incredible nouveau iPhone. Enquête de la police. Scandale…

Je trouve personnellement cette « fuite pommier » vraiment intéressante mais quand même un peu sophistiquée. N’y a-t-il vraiment pas d’autres fuites possibles ?

Si, il a bien le scénario « fuite Dallai Lama », honorable tarte aux pommes, dont voici le pitch.
L’iPhone5 serait trouvé à Lassa et remis à la barbe des services secrets chinois au Dallai Lama en exil, un signe de la réincarnation récente de Steve Jobs comme petit Bouddha.
Les moines enquêtent. On pense que Steve s’est réincarné quelque part dans la Valley. Peut-être même au Presidio de San Francisco du côte de Bakerbeach. Apple investirait massivement en détectives pour retrouver le bébé. Enquête de la police. Émois dans la presse.

Mais comment vont-ils retrouver le bébé ? Donc en fait le seul légitime successeur de Steve Jobs à la tête d’Apple !

On présente le prototype de l’iPhone5 trouvé à Lassa à tous les bébés nés après le fatal 5 octobre 2011.
Le premier bébé qui verra le prototype et qui s’écriera « shit Phone » ou « fucking Phone », ce sera le signe.
La mairie de Cupertino prépare un guichet spécial « Réincarnation » pour recevoir les mères et leurs bébés.
Apple assurera les frais de l’éducation du petit ou de la petite.
Études savamment ratées prévues au Reed College, fourniture de LSD de première qualité, formation bouddhiste zen dans le meilleur des ashrams, la totale des enregistrements pirates de Bob Dylan passée en boucle , voyage d’initiation en Inde, logement offert dans le garage de la maison même des parents Jobs, initiation à l’informatique par Steve Wozniak, apprentissage au regard perçant par Reed Jobs le fils, séminaires de réflexion avec Al Gore sur l’âme des machines et un pèlerinage de Leipzig à Berlin sur les traces du Bauhaus, une imprégnation au design, supervisée par Jonathan Ive, l’ami du premier avatar de Steve et encore excellent responsable du design d’Apple.
Un séminaire doctoral informel de psychologie manipulatrice sur les thèmes du « Comment faire vraiment peur à ses collègues de travail avec des gros mots » et du « Comment obtenir un regard de braise qui change votre collègue en merguez ?» est prévu tout au long de l’éducation.
Dans une bonne quinzaine d’années, Tim Cook pourra partir à la retraite en lui laissant la direction d’Apple. L’iPhone5 battra encore des records de vente en rafraichissant la grande légende. Sachant que mon salon de massage est ouvert toute …

Merci vénérable professeur. Quelles perspectives éblouissantes pour ce lancement ! Quelle fuite ! Me voilà rassuré.

A+ les amis, si le cœur vous en dit, pour une prochaine chronique de Cupertino. Il y sera question du Mothership Campus d’Apple, le vaisseau amiral en construction, avec la délicatesse qui convient. Si vous le voulez bien, évidemment.