lundi 19 décembre 2011

Descartes project : le nom de code d’une brillante opération d’Apple - 20° épisode.


Le vénérable professeur Mehlang Chang est un type bien. Il m’a invité dans son salon de massage qui est très bien fréquenté. J’y ai croisé un certain D… On a passé une soirée formidable.

Mais revenons à Apple. Attila Uturgur attaque. Mais LA firme de Cupertino n’est pas désarçonnée.
Et vous allez rapidement comprendre pourquoi les juristes d’Apple forment une ligne de défense absolument redoutable.
Mais pour cela, je dois évoquer une bien vieille histoire.
Vous vous souvenez peut-être de D…, ce politicien français. Il est aussi client du salon de massage du vénérable professeur, pour vous mettre sur la piste.
Vous savez, ce garçon qui eut quelques indélicatesses avec une femme de ménage d’un hôtel ? Il est marié avec une milliardaire héritière d’une collection de tableaux de maître, une ancienne présentatrice de télé ? Bon sang, vous ne lisez pas les journaux ?

Et bien, dans le cabinet newyorkais chargé de la défense de D…, Tim Cook avait repéré les trois jeunes avocats brillantissimes qui ont réussi à faire disculper le trousseur indélicat en invoquant un accident dû au priapisme matinal.
Selon la thèse des trois avocats qui fut retenue par le juge, D…, brave homme stressé, en mission pour une grande banque et de passage à New York, était sorti  un peu rapidement ce matin fatal à poil de la salle de bain de sa chambre d’hôtel, glissa toujours à poil sur le carrelage encore mouillé, fraichement nettoyé par la femme de ménage et dans cet élan difficile à maîtriser, il faut quand même l’avouer, se retrouva contre la malheureuse toujours à quatre pattes en train de passer la serpillière.
Ce contact entre un politicien banquier priapique et une femme de ménage passant à quatre pattes la serpillière, peut évidemment prêter à équivoque.
L’accident du travail fut reconnu pour ce brave type et l’imprudente femme de ménage qui n’avait pas prévenu que le carrelage était encore mouillé et donc extrêmement glissant, eut un petit Monet en guise de compensation pour son licenciement pour faute grave.
Elle n’avait pas mis le panneau « Sol glissant », quelle paresse inexcusable !
Elle fut ainsi sauvée par l’héritière, ce qui est un beau signe d’humanité en ce siècle de richards culottés qui n’hésitent pas à la baisser en se vantant.

Ce sont les frères jumeaux, C. , E. et S. Trumeaux, qui ont sauvé la mise au priapique travailleur homme de cœur politicien banquier milliardaire super intelligent prince des bobo, client assidu du salon de massage du vénérable professeur Mehlang Chang, malheureux glisseur accidenté.

Un petit mot sur les jumeaux Trumeaux, sans insister sur les dernières réorganisations du service Juridique d’Apple.
Leur maman fut une latiniste cartésienne. En hommage au grand philosophe Descartes qui se refugiait  dans un fourneau pour se protéger de la violence du monde, on peut le comprendre, elle appela ses jumeaux Cogito, Ergo et Sum. 
On voit avec émotion le philosophe Descartes, replié dans un poêle à bois en plein hiver, craignant que sa femme ait froid et y mette du feu, lassé par ses doutes , noir de suie, s‘écriant cogito ergo sum !
On oublie de dire que sa femme terrifiée par ce cri venant du poêle, sauta par la fenêtre et se tordit une cheville. Heureusement les maisons hollandaises sont basses.
A LA firme, on les appelle Cogito Ergo Sum, simplement. Ils forment une vraie enceinte infranchissable qui protège les intérêts d’Apple sous le nom de code ultra secret Descartes project.

Voilà, Antimacs, voilà abominable Attila Uturgur, à qui vous risquez d’avoir affaire si vous persister dans vos railleries blessantes, vos actions malfaisantes, obsessionnelles et incontrôlées.

Tim Cook aime les Trumeaux qui se ressemblent comme trois gouttes d’eau. Apple s’est doté d’un avantage stratégique certain à une époque où tout le monde veut se faire indemniser au moins une fois dans sa vie, pour paraphraser la célèbre formule d’Andy Warhol.
Cogito se bagarre avec les avocats de l’école maternelle de Fresno qui veulent une indemnisation pour la réfection du préau tandis qu’au même moment Ergo, en Corée, pare les gourmandises des jeunes possesseurs d’iPhone et que Sum est ici, dans le Berry, pour savoir quelle est cette étrange douceur de vivre très suspecte de nos jours et se demande s’il ne devrait pas recommander l’ouverture d’un Apple Store à Bourges à la suite des dernières excellentes vendanges. Message pour Tim Cook : nous faisons aussi d’excellents jus de pomme énergisants.

Apple, grâce aux trois, est aux quatre coins du monde.
LA firme de Cupertino donne l’impression d’être PARTOUT A LA FOIS ! Car tout le monde ignore ce qui se cache sous les Trumeaux. Sauf vous, patients lecteurs, qui connaissez à présent ce qui se cache sous le nom de code Descartes project.

A+ les amis, si le cœur vous en dit, pour une prochaine chronique de Cupertino. Nous essayerons de comprendre cette terrible affaire des 25 000 plaintes au pays du matin calme, avec la délicatesse qui convient. Si vous le voulez bien, évidemment.