lundi 10 octobre 2011

Voir le futur, la vista - 10° épisode

Allez, allons de l’avant après cette iSad semaine.
Vous savez que notre firme préférée a « dans ses chromosomes », comme disent mes collègues de la presse pressée, une forte vista du futur et une ferme volonté de mettre les informaticiens au service du grand nombre qui, avec bonne humeur, a hélas un sens élevé du désordre. 
Quand les dieux ont inventé l’informaticien, je crois qu’ils avaient l’intention de donner une bonne leçon à cette brouillonne humanité.
Pour les informaticiens, nous, les utilisateurs, formons une meute sauvage dont le seul but est de détruire l’harmonie des logiciels qu’ils ont créés dans la douleur et cela, ils ne nous le pardonneront jamais.
Pour se calmer et prendre sa revanche, l’informaticien éduque l’utilisateur de préférence par l’humiliation. Genre : c’est encore n’importe quoi, mon pauv’vieux ! Ou encore: pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué…hein ! Allez, tu vides ton disque et tu réinstalles tout. Va savoir ce que t’as bricolé.
Heureusement que les ordinateurs n’ont pas été inventés au Moyen-âge.
Imaginez l’informaticien gothique nous appliquant des tortures sophistiquées.  
- Manant ! Avoue que tu as enfoncé la touche alt/ctrl/F2 ! Avoue que tu savais bien que c’était grand péché que d’utiliser ctrl/grande flèche (oui, ils ne devaient pas connaître le mot shift comme la Californie était à ce moment là peuplée d’ours et de renards) !
- Je vois une pomme ! Hurlait le malheureux agonisant. Nous serons sauvés !
- Maudit manant, disait l’informaticien cagoulé, tu dois rejoindre la vraie foi des Fenêtres.
Et de son dernier souffle le malheureux balbutiait, à peine audible : … la … pomme.
Ce pauvre homme grossier et mal élevé avait une vision de l’avenir. Evidemment, ça ne lui a servi à rien.
Mais qui aurait pu prédire qu’un jour nous aurions là, à Cupertino, dans une vallée où régnait pendant des millénaires et des millénaires, une nature sauvage et impitoyable, LA boîte la plus intelligente du monde (1) ?
Et aujourd’hui encore, qui peut savoir ce qui va se passer dans le futur ? Nous gardons tous les yeux rivés au-delà de l’horizon pour avoir l’impression de diriger notre vie.
Et que voyons-nous ?
Rien.
C’est dans ce rien que se trouve notre destin. Ce rien n’est pas vide car il est plein de riens. Un rien sans RIEN ne serait franchement pas grand chose. Mais un rien plein de RIENS et nous voilà rassuré. Il faut si peu de choses pour rendre les hommes heureux. Juste un petit rien en plus du rien.
Cette notion du rien, en apparence simple, est finalement assez complexe pour quelqu’un qui n’a jamais lu Martin Heidegger, vous savez le philosophe ami du Feld-maréchal Goering, l’inventeur du design vestimentaire des généraux d’Amérique du Sud et dont Mouammar Khadafi (2) s’est fortement inspiré, soit dit en passant.
Heidegger a, lui, influencé Jean-Paul Sartre dans la rédaction de son pavé best seller « l’Etre et le Néant », un des premiers ouvrages qui design le rien inutilement mais avec un certain talent.
C’est immense ce que l’homme peut imaginer à partir du rien.
Pour sortir du rien et revenir au sujet, grâce à mes amis hauts placés dans le service Marketing de LA firme de Cupertino, je peux vous affirmer péremptoirement qu’il y a là-bas une poignée d’hommes et de femmes qui savent pertinemment où nous allons.
Comment sera ce monde et où va-t-il ? C’est la vision ou en californien « la vista », et il y en a de toutes les couleurs.
J’écarte de suite les visions religieuses et les messages divins nous invitant à abréger notre vie ou à inventer l’informaticien cagoulé. 
J’écarte aussi les visions politiques de Valérie Pécresse qui cache tant de choses derrière ses ongles vernissées ou même les visionitudes de Ségolène Royal. Mon admiration est évidemment sans limite mais avec quelques réserves, pour ces femmes presque remarquables.
Ecartons définitivement toutes les noires visions haineuses d’Attila Uturgur, le chef légendaire des Antimacs, qui grillait les composants du premier ordinateur de Steve, la nuit dans le garage de la famille Jobs.
Soyons réalistes. Demandons l’impossible : ni religion, ni politique, ni méchanceté. Voyons simplement l’avenir des technologies.
  
Mais d’abord un mot sur le service Marketing de LA firme dont l’avenir est quotidien. Et là je crois que vous allez passer de surprise en surprise.
Nous y trouvons, sous la direction de Phil Schiller, une compatriote charmante qui vient de la Beauce. Melle Floquette Grandpied et son secrétaire James Smimoff Sputnik Stolichnaya Elastockovitch.
James S. S. S. Elastokovitch (pour faire court) est natif des grandes plaines  de l’Ukraine. Il avait fait des études à l’Ecole des Komsomols de l’Université de Dnipropetrovsk et avait fui le régime disons un peu corrompu, enfin un peu plus que totalement corrompu, de son pays natal. 
Floquette Grandpied, elle, avait réussi brillamment un BTS action commerciale puis a intégré la SNCF où Steve Jobs la remarqua. Tout en  conduisant un TGV, elle lui avait expliqué en tibétain les principes de la mécanique quantique.
Floquette et J3S Elastokovitch (pour faire vraiment court) se sont rencontrés et ont immédiatement partagé leur passion pour les  grands espaces, la Beauce, les plaines de l’Ukraine, le Dakota, LA Valley, les indiens Cheyennes rigolards des plaines (2) , les calumets, le chamanisme, la vodka.
Pour abréger, on les connaît à présent dans LA boîte de Cupertino sous le nom de Big Foot et d’Elastoc (ils ont le génie chez Apple pour faire bref et intuitif). De vrais visionnaires, vous allez le constater dans la prochaine Chronique.
Hauts les cœurs et à + les amis, si le cœur vous en dit, pour une prochaine chronique de Cupertino. Nous découvrirons l’étonnant secret d’Apple pour lire l’avenir et ceci avec la délicatesse qui convient. Si vous le voulez bien, évidemment. Et une pensée pour Steve que je sens très heureux au pays des Grandes Chasses et nous dans la panade.
(1) N’en doutons pas SVP. Je dis à ça à ceux qui s’interrogent, déçus par la dernière keynote de Tim Cook sur l’iPhone4S.
(2) Si vous avez des difficultés de lecture et êtes arrivés jusque là, faites à présent une pause bien méritée. Ces liens vont vous déstresser.