dimanche 30 octobre 2011

Nos lecteurs s’expriment sur le futur d’Apple - 13° épisode

Au cours de la dernière Chronique de Cupertino, je vous ai dévoilé la fantastique et incredible machine à produire de la vision d’avenir  chez Apple. 
Vous avez ainsi découverts, lecteurs chanceux, comment cette vision du futur est forgée par une équipe talentueuse que son responsable Phil Schiller compte licencier mais ne le fait pas et vous en connaissez à présent les raisons (rappel : c'est un homme simplement bon).
Ce scoop de taille a, depuis sa publication, fait imploser notre standard et saturé  nos forums.
Oui, j’étais présent à cette mémorable keynote dite Mam Sun et les chamans. J’étais l’un des moines bouddhistes de la délégation du centre de méditation transcendantale de Montain View.  J’ai vu les deux sachems et la bohémienne autour du grand feu. J’ai fait passer le calumet cheyenne et la bouteille de vodka. J’ai entendu les chants incantatoires et le tambour sacré ainsi que les castagnettes de Mam Sun (1). 
Ils nous ont révélé, cette nuit-là, le futur des technologies : les iPad seront directement alimentés par l’énergie solaire, on payera avec nos téléphones portables qui remplaceront les cartes bancaires,  nos écrans d’iPhone seront bientôt plastiques et extensibles, nos télés seront de vrais ordinateurs branchés sur le Net et ouvertes à toutes les télés en ligne du monde, la reconnaissance faciale permettra de repérer les visages publiés sur le Net, le mode 3D sur tout écran, la commande synaptique pilotera les engins électroniques et l’Elysée, le Sénat et l’Assemblée nationale baisseront leurs frais de fonctionnement de 50% et plus encore.
Je tiens ici à copier coller les toutes dernières questions reçues et les réponses que j’ai données. En respectant les pseudo, bien entendu. 
Cartonde6Bojolpifrose dit : Je suis fasciné par ces nouvelles révélations des Chroniques.
Dans ce futur fulgurant, quelle sera la place du vin ? Notre soif pourra-t-elle commander directement un canon ? La commande sera lancée sous notre peau par les synapses de notre système nerveux. Mais la technologie sera-t-elle assez fine pour distinguer nos envies de rouge, de rosé, de blanc ou même d’une coupette de champagne et même un simple demi ?
Quand notre soif commandera, il faudra bien qu’il y ait un comptoir compatible en face pour verser le verre ?
Ma réponse : Cher Carton, ces technologies vont effectivement bouleverser les bistros. Plus de temps perdu dans des propos inutiles. Le « patron ! Un blanc sec ! » Aura disparu de notre langage. Et l’on pourra se consacrer d’emblée aux propos de comptoir. Rapidité et silence de la commande. Service sans erreur et le stupide « pour qui, le blanc sec ? » du patron embrouillé et souvent éméché, ne sera plus qu’un désagréable souvenir. Et on lancera sur le zinc son iPhone qu’on aura préalablement réduit à la taille d’un confetti, en disant royalement « patron, marque dessus ce que je dois ».  
Bouilliebordelaise dit : Il m’est vraiment difficile de vous suivre et si je le fais, c’est avec stupeur. Si la reconnaissance faciale sera un critère efficace de recherche sur le Net, nous n’aurons plus d’intimité.  On me trouvera forcément. Plus d’anonymat, plus de spontanéité. Nous rentrons dans Big Brother. Mais pour qui roulez-vous aux Chroniques de Cupertino ? Travaillez-vous pour l’Elysée ou le Pentagone ?
Ma réponse : Chère Bouillie, j’essaie de faire honnêtement mon travail de chroniqueur en diffusant des scoops quand j’en ai un, ce qui m’arrive très rarement. Je ne travaille pas pour une quelconque puissance policière. Je paye de lourds impôts sur le peu que je gagne. Si vous voulez échapper à la reconnaissance faciale, portez un masque, comme celui des Anonymous. Ce n’est pas très élégant mais terriblement efficace. Evitez les masques vénitiens, c’est encore plus moche. Par contre, un petit loup vous irez à ravir, ma chère Bouillie. 
PurKif  dit : Ouais la c le délirre, ça déchirre, la crise, prize de têt, yoo donner d’la tune avec l’aifon ! Et comment chouravé la tune ? Hein ? Avec l’aitune peut-on s’faire d’la tune ?
Ma réponse : Mon cher PurNase, Je vous signale tout de même que nous ne fêtons pas encore le Têt.  Vous exprimez votre étonnement devant cet avenir des technologies qui pourtant est sérieusement en marche. N’essayez pas de pirater une appli d’Apple. Nous sommes en deuil depuis ce fatal 6 octobre 2011, voyons, respectez un peu les choses. Je ne crois pas que ce soit ici le lieu de faire la promotion de vos raps médiocres qui donnent à eux seuls un plan de travail quinquennal à nos professeurs des écoles férus d’écrits pédagogiques. Des écrits sur vos écrits seront un best seller pour les éditeurs.  
Zegromignon dit : Alor la le plan pour nou piqué nos économis. De vré pièje à kon, oui. Vous vous randé conte l’avenir que prépare le capitalism mondialisé. La révolt me pren au ceur et à la colonne. Je sui indiné.
Ma réponse : Grotrognon, Laissez de côté le Chœur de l’Orchestre Colonne. Ces gens n’ont rien à voir avec vos propos antimacs et vous ne les aurez pas pour un dîner. Vous devriez déjà être viré de ce forum. Je boue. Je suppose que votre correcteur d’orthographe a dû rester dans le camion quand votre ordinateur vous est tombé dans les bras.
Pilhuit dit : Je n’y vouique que pique. Comment ça germine cette gramine ? Flouit.
Ma réponse : Cher Truite, vous n’avez donc rien comprouit, j’en suis désolamine. Amine dada. A flouit aussi. 
FlipflopXmines dit : Excellent. Voilà une vision claire d’une perspective avec son point de fuite, delta. Et, évidemment, les erreurs de parallaxes ne sont jamais intégrées. L’exponentielle ne suffit pas à fausser l’intégrale. Tout varie en fonction des variables sauf les paramètres. Pour moi le point central enroule le temps. Le point. Delta.
Ma réponse : Cher Xmine, vous avez soulevé une question qui montre à quel point notre système français de formation de très haut niveau des élites fait avancer vertigineusement notre beau pays. Vous manquez cruellement à Cupertino et ils ne le savent pas. A Delta aussi.
Lapairdebraise dit : Je suis mal. J’ai été lâchement plaqué par ma copine. Je ne sais plus ce qu’est l’amour. Je n’ai plus le goût à rien. Mon cœur est vide dans cette solitude mais depuis mon portefeuille est plein. Que vais-je faire de tout cet argent économisé alors que le monde est un désert ? Qui me rendra Petula ? Dois-je vivre ou mourir ? Je ne sais.     Ma réponse : Mon cher Pèrelachaise, tant que votre portefeuille est bien garni, espérez. Pour deux raisons, ne l’oubliez jamais. D’abord un portefeuille garni a toujours eu un effet magnétique et vous le constaterez vite, malgré le peu d’attrait que vous semblez exercer sur les femmes. Et ensuite, vous avez de quoi suivre les évolutions technologiques au premier rang des happy few qui vont se payer cash dès leur sortie l’iPhone5, l’iPad3, l’iBoard1, l’iMat1 ! Vous êtes vernis !  Cessez de geindre ! Peut-être vous serez un jour un geek (2) vous aussi ! L’amour déçu fera de vous un très bon informaticien en chambre. Écrire un logiciel est de loin moins décevant que d’écrire à Petula qui ne vous répondra jamais.
   
Ligneblanche dit : Quel trip cette keynote avec la voyante et les sachems. Je suis personnellement intéressé par le calumet qui circulait cette nuit là. Pourriez-vous me donner quelques infos sur ce que contenait son fourneau ? C’est époustouflant sidérant.  
Ma réponse : Je vous souhaite de tenir jusqu’à la prochaine keynote. Soyez calme et patient. Nous sommes tous en manque et bien forcés d’attendre en espérant ferme qu’Apple continuera, comme avant, à nous charmer. 
Lemasque dit : J’espère bien qu’on n’entendra plus parler de ces innovations qui ne servent à rien et qu’Apple devienne une société médiocre comme toutes les autres de son secteur. Ça en prend la tournure et j’y veille… ha !ha !ha !
Ma réponse : Je t’ai reconnu. Ce rire t’a trahi. Tu es Attila Uturgur, le chef des Antimacs. Go to hell !  
Maman dit : tu viens dîner à la maison tout à l’heure ? J’ai ton argent de poche.
Ma réponse : J’arrive au plus vite.
A+ les amis, si le cœur vous en dit, pour une prochaine chronique de Cupertino qui dévoile en exclusivité la personnalité du monstre, cet Attila Uturgur, qui tire les ficelles des Antimacs, oui, il y a bien un complot contre Apple et nous serons les premiers à le dénoncer, avec la délicatesse qui convient. Si vous le voulez bien, évidemment.
(1)    Apple a déposé un brevet sur ces castagnettes. C’est le 314° brevet qui vient juste après celui déposé pour protéger de la copie le bel escalier de verre des Apple Stores.
(2)    Un crack. Ceci pour les nombreux lecteurs qui ne font pas la différence entre un processeur Motorola et un processeur Intel choisi définitivement en 2005 par Steve Jobs. Si vous n’y comprenez rien, vous ne serez jamais un geek. Basta.

samedi 22 octobre 2011

La keynote légendaire de Mam Sun et les chamans - 12° épisode


Lors de la précédente parution des Chroniques de Cupertino, nous avons fait un focus sur l’incredible mode opératoire du service Marketing et les avons quittés au moment où la catharsis collective de la keynote allait atteindre son paroxysme. La nuit tombait, le public en transe lancinante, les petits de l’école maternelle de Fresno dormaient sur les genoux de leurs grand-mères aux yeux exaltés.
Le feu formait un grand cercle et les rougeoiements se projetaient sur les trois acteurs immobiles, Big Foot revêtue de sa parure de plumes d’aigle, Elastoc portant sa tête de bison et Mam Sun (*) claquait ses castagnettes, possédée par un flamenco dont elle seule entendait les élancements.
Il surgit alors un événement étrange, une sorte de faille temporelle, une porte s’ouvre dans le firmament et l’avenir est à portée de main.

- Haio, haio, commence Big Foot, Grand Esprit de la plaine dis-nous comment courent les bisons, où va le vent, où glissent les nuages, yooo, yaaa, uhg.
- Elastoc colle l’oreille au sol. J’entends ta voix Grand Esprit, yooo.
- Haio, haio, qui fait tomber la pluie ? Pourquoi brille le soleil, uhg ?
Passage du calumet et de la bouteille de vodka qui tournent inlassablement en rond, s’évadent on ne sait comment du cercle des devins et s’égarent dans les tribunes. Ils reviennent rechargés entre les mains des trois visionnaires.
- J’entends ta voix, Grand Esprit et tu me dis que la force du soleil fait tourner le sable et les tablettes de pierre.
Passage du calumet. Suit la bouteille.
La vision est claire, chante Mam Sun. Elle entonne un récitatif quelque peu mozartien : le silicium et les iPad doivent être directement alimentés par l’énergie solaire, hips hugh ! 

- Haio, haio, comment payer l’homme blanc et les longs couteaux ?
- J’entends ta voix, Grand Esprit, (Elastoc toujours l’oreille collée au sol) payer l’homme blanc avec les tambours à messages.
Mam Sun lève les bras au ciel et lance son récitatif à l’assemblée : on payera avec nos téléphones portables qui remplaceront les cartes bancaires, uhg.

- Haio, haio, comment doit être l’œil qui regarde les nuages ?
- J’entends ta voix, Grand Esprit, tu dis que l’œil doit largement s’ouvrir pour regarder le ciel en entier.
Mam Sun : nos écrans d’iPhone seront bientôt plastiques et extensibles.

Et voilà les visions de nos Chamans du service Marketing de LA boîte, auxquelles s’en ajoutent bien d’autres : nos télés seront de vrais ordinateurs branchés sur le Net et ouvertes à toutes les télés en ligne du monde, la reconnaissance faciale permettra de repérer les visages publiés sur le Net, le mode 3D sur tout écran, par la commande synaptique, notre peau commandera en direct les engins électroniques et plus encore comme la réduction du train de vie et des salaires de l’Elysée, du Sénat et de l’Assemblée nationale de 50% dont on ne parlera pas ici.

Vers trois heures du matin, les pompiers sauveteurs de Cupertino emballent les trois voyants dans des couvertures métallisées. Ils sont toujours dans un état  de conscience altérée. Et les emportent sur des brancards au centre de secours où ils vont passer une nuit en dégrisement.
Le public s’est endormi dans leurs iBags, sacs de couchage que LA boîte a mis gracieusement à leur disposition. D’ordinaire les iBags sont loués 6,66 $ la nuit, entièrement reversés à la recherche développement car on est toujours ricrac chez Apple, comme vous le savez. Mais là, tant pis, Tim ne voulait pas lésiner.
Le service de Sécurité formate discrètement les cartes SD des appareils photos des gamins endormis car comme vous le savez aussi, rien ne sort, ni ne rentre à Apple sans un sérieux contrôle.

Voilà l’avenir de nos technologies. Enfin du moins celles qui intéressent LA firme. Et par là vous voyez l’avance géante du géant de Cupertino.

Big Foot garde pendant plusieurs semaines, posée sur ses nattes blondes, sa magnifique parure cheyenne en plumes d’aigle et Elastoc ne quitte plus sa coiffe tête de bison avec les cornes. Même Mam Sun ne change pas sa robe déchirée.
Ainsi sait-on dans La Valley qu’Apple vient encore de préparer l’avenir. Les concurrents, achètent à prix d’or des photos satellites du campus de LA firme et y décryptent le foyer, et les tribunes. Ils revoient instantanément leurs catalogues. 

Quelques jours après, Microsoft lance son nouveau système d’exploitation qu’il vient de rebaptiser Windowstomahowk au lieu du Windows9 attendu.
Et ne trouvez-vous pas saisissant qu’Amazon ait justement appelé sa nouvelle ligne de tablettes Kindle Fire ? Allumez le feu. Vous voyez. De plus ils l’ont lancée à Hell’s Kitchen, la Cuisine de l’enfer. Référence nette au paganisme. On n’en croit pas ses yeux ! Encore un coup, c’est certain, d’Attila Uturgur, le chef des Antimacs ?

C’est habillés ainsi que nos trois visionnaires déjeunent à la cafet de LA boîte, admirés de tous pour leur clairvoyance, souvent en compagnie de Big Bug, le chef du service Virus, devenu franchement obèse par inaction. Tim, comme Steve le faisait, encourage ces réunions inter services bariolées et originales.
La cafet d’apparence assez banale est pourtant un intense lieu de création et d’échange.

Je ne souhaite pas en rajouter car vous savez tous que rien ne doit sortir de LA firme et qu’une imprudence pourrait nous mettre involontairement en mal avec LA boîte que nous aimons avec dévotion. Steve, aide-les si tu le peux, please, donne leur quelques paires d’ailes, ça ne doit pas manquer autour de toi.

 A+ les amis, si le cœur vous en dit, pour une prochaine chronique de Cupertino. Nous prendrons connaissance du verbatim de nos forums, en laissant la parole à nos lecteurs fidèles qui ont tous un avis sur l’avenir des technologies, avec la délicatesse qui convient. Si vous le voulez bien, évidemment.

(*) Il s’agit de Floquette Grandpied dite Big Foot, de James Smimoff Sputnik Stolichnaya Elastockovitch dit Elastoc et de Doroty Sun, dite Mam Sun. Voir précédentes Chroniques.

dimanche 16 octobre 2011

Le secret d’Apple du comment demain sera fait - 11° épisode


Dans la précédente Chronique je vous ai présenté une partie du service Marketing d’Apple qui est chargé des questions du comment demain sera fait.
Bien entendu, la firme de Cupertino maîtrise complètement le futur technologique.
Phil Schiller, le patron incontesté du marketing, vient d’ailleurs de recruter une troisième personne dans son service pour renforcer sa capacité d’anticiper l’avenir.
Depuis peu, à côté de Big Foot et d’Elastoc (1), il y a Doroty Sun dite Mam Sun. Elle s’est tout à fait adaptée à l’ambiance indienne des grandes plaines et ses robes gaiement cartomanciennes ajoutent une note gypsie particulièrement appréciée par Tim Cook et Phil. Cette équipe est vraiment branchée sur demain.

Mam Sun nous vient de Lehman Brothers. Souvenez-vous, Lehman, cette banque dont personne n’a jamais compris les produits financiers sophistiqués vendus aux clients.
Dès qu’un nouveau produit financier était mis en vente, genre certificat d’investissement Bananex-maxdemax, pouvant rapporter des tas et des tas à vos économies placées, tous les cadres de la boîte venaient la voir pour comprendre ce dont il s’agissait.
Maxdemax s’articule selon la loi des errances improbables et des conjonctions évitées d'après une formule dont les variables sont la décadence de l’Europe, la chute de l’Euro, l’augmentation du chômage, la vente d’anxiolytiques,  le taux de suicide, le nombre de voitures brûlées et le tout pondéré par l’IDPF, l’indice de dédain pour la plèbe, mesuré par Forbes. La croissance de ces variables devait générer un max de max de bénéfices.

Doroty Sun était réceptionniste au siège de Lehman et déchiffrait sans peine  tous les produits financiers du catalogue inventés par nos ingénieurs issus de Polytechnique, Paris, France. Les dirigeants de Lehman venaient la voir en secret et payaient gros pour comprendre. 

Etonnés et ravis, les dirigeants de Lehman lui confièrent la direction de Mam Sun predicting stocks, une grosse affaire qui comprenait pas moins d’une cinquantaine de voyantes traders. Elle publiait en ligne les horoscopes des actions et anticipait les parités des grandes monnaies selon les conjonctions Saturne-Jupiter et les arcanes du calendrier maya.
Doroty devint fébrile dès 2006 après un déjeuner avec Paul Jorion. Ebranlée, elle dîna le soir même avec Bernard Madoff, le si jovial grand capitaine de l’industrie financière américaine, ami d’Attila Uturgur (2) soit dit en passant, qui lui avait parfaitement compris le placement Bananex-maxdemax.
La nuit qui suivi, elle regarda de près le pedigree de ces jeunes ingénieurs français, formés à grands frais par les contribuables à bérets dans les écoles républicaines élitistes de Paris, France.
Elle prédit la première, à vrai dire après Paul Jorion, la faillite de Lehman Brothers. Elle eut effectivement lieu le 15 septembre 2008, en créant un max de max de soucis à tous ceux qui avaient acheté du Bananex-maxdemax.

Ceci pour vous montrer le talent incredible qu’avait Steve Jobs pour dénicher des collaborateurs de première classe. Mais revenons à LA boîte de Cupertino. Les présentations faites, voilà comment travaillent les collaborateurs de Phil Schiller, le génial patron des marketeurs d’Apple.
Phil songe souvent à les licencier tous mais n’en fait finalement rien, à ma connaissance. Pourquoi ne les licencie-t-il pas ? Phil est un homme simplement bon, quoi qu’en disent les Antimacs jaloux.

Prenons une journée normale comme cela se passait entre deux lancements de Steve d’un nouveau bijou technologique dans une galerie d’arts ou entre deux keynotes de Tim dans une salle de fitness.

Big Foot est là au lever du soleil et prend un french café avec Elastoc (1). Il s’agit d’un café bio équitable de Carrefour ramené des dernières vacances à Pithiviers, Beauce, France. Ils l’accompagnent habituellement de plusieurs  verres de vodka en hommage aux Indiens Cheyenne qui ont un goût immodéré pour toutes les eaux de feu. Comme le prouve les Ugh qui ponctuent leurs déclarations. Uhg ! étant notre hic ! Avec l’accent cheyenne, évidemment.

Puis Elastoc prépare un calumet, ils s’asseyent en rond, ce qui à deux est assez facile et rapide. A ce moment arrive Mam Sun en titubant, échevelée, sa robe à coquelicots, jonquilles et roses élégamment déchirée. Dorothy Sun s’était mise en ambiance toute la nuit à la Mezzanine de Jessie Street. Elle était prête.

Ils allument un feu de bois. Les tambours de cérémonie sont sortis et Mam Sun fait frémir son tambourin. 
La fumée et les premiers coups de tambours donnent le signal. Big Bug du service Virus, s’extraie de la piscine de la cafét et accoure. Tim arrive en corde à sauter et avale sa 12° cannette caféine Mountain Dew.
Une grande photo de Steve est hissée sur la tribune d’honneur et autour de Tim Cook : Jonathan Ive (design), Scott Forstall (encore appelé bogosse, le ténor des logiciels) et Phil Schiller bien sûr inquiet de la performance de son équipe marketing dans l’arène et, dans la loge des invités, le Dallai Lama, une délégation des moines bouddhistes du centre de méditation de Montain View parmi lesquels je me suis glissé et bien sûr Patama, la plantureuse patronne de la boutique de yaourts macrobiotiques FRAICHE sur Emerson Street ainsi que Mary la serveuse (3).
Arrivent en tenue rouge fluo, les derniers vainqueurs de l’Amgen Tour of California, le Tour cycliste de Californie, invités par Tim.
Et Heudebert, Leocadie et Pricillia Sanchez, l’équipe design est au complet.

Sortent d’on ne sait où, les cheerleaders qu’on appelle ici les Apple Apple Girls et la iFanfare de LA boîte, hésitante, dissonante, insupportable mais si merveilleuse, dit-on.  
Et les petits et leurs grand’mères de l’école maternelle de Fresno montent à l’étage et prennent des photos.
Tous les services sont là pour voir la keynote Mam Sun et les chamans. Et là commencent leurs stupéfiantes réflexions sur le comment demain sera fait.

A+ les amis, si le cœur vous en dit, pour une prochaine chronique de Cupertino en technicolor. Nous saurons enfin dans le détail comment Apple lit l’avenir en suivant comme si vous y étiez, la keynote légendaire de Mam Sun et les chamans, avec la délicatesse qui convient. Encore un mystère d’Apple dévoilé pour vous. Si vous le voulez bien, évidemment. Et une pensée pour Steve qui se marre bien à présent.

(1)  Il s’agit de Floquette Grandpied dite Big Foot et de James Smimoff Sputnik Stolichnaya Elastockovitch dit Elastoc. Voir précédente Chronique.
(2)  Le chef mythique des Antimacs
(3)  Mary est veuve. Son mari John avait été cruellement écrasé par un rouleau compresseur. C’est horrible. Voir « Le design des ordinateurs Mac » dans une précédente Chronique de Cupertino.

lundi 10 octobre 2011

Voir le futur, la vista - 10° épisode

Allez, allons de l’avant après cette iSad semaine.
Vous savez que notre firme préférée a « dans ses chromosomes », comme disent mes collègues de la presse pressée, une forte vista du futur et une ferme volonté de mettre les informaticiens au service du grand nombre qui, avec bonne humeur, a hélas un sens élevé du désordre. 
Quand les dieux ont inventé l’informaticien, je crois qu’ils avaient l’intention de donner une bonne leçon à cette brouillonne humanité.
Pour les informaticiens, nous, les utilisateurs, formons une meute sauvage dont le seul but est de détruire l’harmonie des logiciels qu’ils ont créés dans la douleur et cela, ils ne nous le pardonneront jamais.
Pour se calmer et prendre sa revanche, l’informaticien éduque l’utilisateur de préférence par l’humiliation. Genre : c’est encore n’importe quoi, mon pauv’vieux ! Ou encore: pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué…hein ! Allez, tu vides ton disque et tu réinstalles tout. Va savoir ce que t’as bricolé.
Heureusement que les ordinateurs n’ont pas été inventés au Moyen-âge.
Imaginez l’informaticien gothique nous appliquant des tortures sophistiquées.  
- Manant ! Avoue que tu as enfoncé la touche alt/ctrl/F2 ! Avoue que tu savais bien que c’était grand péché que d’utiliser ctrl/grande flèche (oui, ils ne devaient pas connaître le mot shift comme la Californie était à ce moment là peuplée d’ours et de renards) !
- Je vois une pomme ! Hurlait le malheureux agonisant. Nous serons sauvés !
- Maudit manant, disait l’informaticien cagoulé, tu dois rejoindre la vraie foi des Fenêtres.
Et de son dernier souffle le malheureux balbutiait, à peine audible : … la … pomme.
Ce pauvre homme grossier et mal élevé avait une vision de l’avenir. Evidemment, ça ne lui a servi à rien.
Mais qui aurait pu prédire qu’un jour nous aurions là, à Cupertino, dans une vallée où régnait pendant des millénaires et des millénaires, une nature sauvage et impitoyable, LA boîte la plus intelligente du monde (1) ?
Et aujourd’hui encore, qui peut savoir ce qui va se passer dans le futur ? Nous gardons tous les yeux rivés au-delà de l’horizon pour avoir l’impression de diriger notre vie.
Et que voyons-nous ?
Rien.
C’est dans ce rien que se trouve notre destin. Ce rien n’est pas vide car il est plein de riens. Un rien sans RIEN ne serait franchement pas grand chose. Mais un rien plein de RIENS et nous voilà rassuré. Il faut si peu de choses pour rendre les hommes heureux. Juste un petit rien en plus du rien.
Cette notion du rien, en apparence simple, est finalement assez complexe pour quelqu’un qui n’a jamais lu Martin Heidegger, vous savez le philosophe ami du Feld-maréchal Goering, l’inventeur du design vestimentaire des généraux d’Amérique du Sud et dont Mouammar Khadafi (2) s’est fortement inspiré, soit dit en passant.
Heidegger a, lui, influencé Jean-Paul Sartre dans la rédaction de son pavé best seller « l’Etre et le Néant », un des premiers ouvrages qui design le rien inutilement mais avec un certain talent.
C’est immense ce que l’homme peut imaginer à partir du rien.
Pour sortir du rien et revenir au sujet, grâce à mes amis hauts placés dans le service Marketing de LA firme de Cupertino, je peux vous affirmer péremptoirement qu’il y a là-bas une poignée d’hommes et de femmes qui savent pertinemment où nous allons.
Comment sera ce monde et où va-t-il ? C’est la vision ou en californien « la vista », et il y en a de toutes les couleurs.
J’écarte de suite les visions religieuses et les messages divins nous invitant à abréger notre vie ou à inventer l’informaticien cagoulé. 
J’écarte aussi les visions politiques de Valérie Pécresse qui cache tant de choses derrière ses ongles vernissées ou même les visionitudes de Ségolène Royal. Mon admiration est évidemment sans limite mais avec quelques réserves, pour ces femmes presque remarquables.
Ecartons définitivement toutes les noires visions haineuses d’Attila Uturgur, le chef légendaire des Antimacs, qui grillait les composants du premier ordinateur de Steve, la nuit dans le garage de la famille Jobs.
Soyons réalistes. Demandons l’impossible : ni religion, ni politique, ni méchanceté. Voyons simplement l’avenir des technologies.
  
Mais d’abord un mot sur le service Marketing de LA firme dont l’avenir est quotidien. Et là je crois que vous allez passer de surprise en surprise.
Nous y trouvons, sous la direction de Phil Schiller, une compatriote charmante qui vient de la Beauce. Melle Floquette Grandpied et son secrétaire James Smimoff Sputnik Stolichnaya Elastockovitch.
James S. S. S. Elastokovitch (pour faire court) est natif des grandes plaines  de l’Ukraine. Il avait fait des études à l’Ecole des Komsomols de l’Université de Dnipropetrovsk et avait fui le régime disons un peu corrompu, enfin un peu plus que totalement corrompu, de son pays natal. 
Floquette Grandpied, elle, avait réussi brillamment un BTS action commerciale puis a intégré la SNCF où Steve Jobs la remarqua. Tout en  conduisant un TGV, elle lui avait expliqué en tibétain les principes de la mécanique quantique.
Floquette et J3S Elastokovitch (pour faire vraiment court) se sont rencontrés et ont immédiatement partagé leur passion pour les  grands espaces, la Beauce, les plaines de l’Ukraine, le Dakota, LA Valley, les indiens Cheyennes rigolards des plaines (2) , les calumets, le chamanisme, la vodka.
Pour abréger, on les connaît à présent dans LA boîte de Cupertino sous le nom de Big Foot et d’Elastoc (ils ont le génie chez Apple pour faire bref et intuitif). De vrais visionnaires, vous allez le constater dans la prochaine Chronique.

jeudi 6 octobre 2011

Ecran noir - 9° et bien triste épisode

En ce jour tant redouté, les premiers témoignages affluent sur notre forum des Chroniques de Cupertino.
Ce matin, toute notre équipe des Chroniques a la vague à l’âme alors que nous savions hélas que l’issue de la maladie de Steve lui sera fatale. Nous sommes tous simplement tristes comme vous.
Ci-dessous un rapide copier coller des premiers messages reçus. Nous avons complété les qualités des personnes qui partagent notre douleur car tous sont comme nous des anonymes qui avons pour Steve un très grand respect.
Floquette Grandpied dit : Steve avait un sens profond de la relativité en toute chose. Il n’était pas spectateur de la mécanique quantique mais un acteur. Laissez-moi pleurer. Il avait construit de beaux et simples outils pour mieux comprendre, en l’aimant, le beau désordre apparent de la vie. Bye Steve, tu restes prés de moi.
(Dite Big Foot, employée au service Marketing d’Apple)
John B. Bugg dit : Je perds un ami qui connaissait comme personne les ressorts de la création industrielle et savait en faire usage pour le bien commun. Dans le Mahâbhârata, alors que la bataille de la vie et de la mort va s’engager, Krishna suspend le temps. Respectons le silence de la vie qui rencontre la mort. Ecoutons chanter la Bagavad Gita. Tu me manques, Steve.
(Dit Big Bug, responsable du service Virus d’Apple)
Pricillia Sanchez dit : Steve savait qu’un bon ordinateur, c’était un très bel ordinateur. Quand le beau rejoint l’utile, la vie s’allège. Vous ne pouvez pas savoir comme je suis triste. Il savait contenir la laideur. Vous en connaissez beaucoup qui peuvent donner ça au monde ? Il fait partie de ces quelques uns.
(Employée du service Design d’Apple)
Un moine bouddhiste de Mountain View dit: La mort et la vie se rejoignent et tissent la toile des forces universelles qui nous portent. Steve avait eu cette vision du Net. Donner à l’homme la possibilité d’ouvrir son esprit par l’outil informatique, même si ce n’est qu’une petite ouverture, c’est déjà une très grande œuvre. 
(Anonyme du Centre de méditation de Mountain View)
Mary dit : J’ai connu Steve alors que je servais avec Patama les yogourts macrobiotiques à la boutique FRAICHE d’Emerson Street. J’aimais ses yeux qui allaient bien au-delà de ce qu’il voyait. Quelque chose d’invisible jaillissait de lui comme une bonté contenue et pudique. Son corps mangeait mes yogourts mais son âme regardait le monde et voulait avec force qu’il soit un peu meilleur. Il portait en lui la force de la baie de Frisco qui semble certains jours porter le Golden Gate au-dessus de la brume.
( Mary est veuve, son mari John avait été accidenté par une machine de chantier)
Grand’mère dit : Steve accordait une grande importance à l’éducation. C’était un réaliste profondément humaniste. Un vrai idéaliste moderne qui croit ferme que le beau, le vrai, l’utile et le bon peuvent se rencontrer dans ce monde peuplé de sceptiques. Quelle trempe ! Il y a comme un morceau du paysage de Santa Clara qui vient de nous être arraché.
(Déléguées des grand’mères des écoles maternelles de Fresno)
Maman dit : J’ai appris par la radio. Viens vite je sens que tu ne vas pas bien.
Ma réponse : j’arrive, je ne sais pas pourquoi mais je me sens brisé. C’est bête, non ?

dimanche 2 octobre 2011

Le projet ultra secret du vMac - 8° épisode

Au cours de la dernière Chronique de Cupertino, je vous ai livré un scoop de taille et depuis sa publication, notre standard est harcelé et nos forums saturent.
Oui, le projet VOLUTE, commercialisé sous le nom de vMac, supprimera définitivement les écrans et claviers MATERIELS. Plus d’écran, plus de clavier, plus de souris. La première jonction entre HARD et SOFT.
Tout émerge de l’iStick. Il a la forme d’une baguette magique comme celle d’Harry Potter. De cette petite baguette, de la taille d’un crayon qui est aussi un vrai crayon avec sa petite gomme au bout, émergeront par laser le hard et le soft sous forme de  projections immatérielles actives et qu’on manipulera sur n’importe quel support à proximité. En fait et vous l’avez compris, l’écran et le clavier du vMac sont des images projetées mais pro actives.
J’ai répondu à bien des questions sur le forum des Chroniques de Cupertino et je n’ajouterai plus rien n’en sachant pas beaucoup plus. Je tiens ici à copier coller les toutes dernières questions reçues et les réponses que j’ai données. En respectant les pseudos, bien entendu.
Cartonde6Bojolpifrose dit : Est-ce que je peux utiliser l’iStick pour projeter l’écran et le clavier sur un fond composé de bouteilles ?
Verrais-je toujours mes bouteilles de vin quand Google s’affichera ?
Ma réponse : Cher Cartonde6rose, oui le support importera peu. Ce qui compte est la force du laser donc de l’état des piles de votre iStick. Si vous projetez votre ordinateur sur des bouteilles,  vous ne pourrez pas éviter que les bouteilles apparaissent sur le fond. Je pense personnellement que les bouteilles vides réfléchiront mieux l’image laser que les bouteilles pleines. C’est un parti pris. Donc videz-les avant d’y projeter le laser de votre iStick, cela devrait donner un certain piquant à vos premières utilisations du clavier et de l’écran virtuels du vMac.
Bouilliebordelaise dit : Je ne peux vous croire. Si ce projet vMac était aussi ultra secret que vous nous le dites, personne ne devrait le connaître. Est-ce encore une fuite organisée par le service Marketing de notre boîte préférée ? Les Chroniques de Cupertino font-elles partie de la conjuration ? Combien vous paye Apple ?
Ma réponse : Chère Bouillie, j’essaie de faire honnêtement mon travail de chroniqueur en diffusant des scoops quand j’en ai un, ce qui m’arrive très rarement. Pour le moment Apple ne m’a encore rien versé. Et pour cause : chez eux le moindre $ part dans la recherche et ils sont toujours ricrac. Je sais que beaucoup de Phylomacs payent leur matériel volontairement plus cher pour leur donner du cash. Personnellement j’ai  six iPhone 4 pour le moment et je compte bien en acheter encore un à la fin de ce mois par pur prosélytisme.
PurKif  dit : Ouais la c le délirre, prize de têt, yoo de la beu, un iStick et quoua encor. J croi pas un maux … t’éclat le fillon la en étoile de chérif é la aveq le stic crayon gomme tu voa. EnQlé ta mer !
Ma réponse : Mon cher PovPif, vous exprimez avec une forte émotion votre étonnement devant cette nouvelle invention technologique du géant de Cupertino. Oui, le iStick c’est une sorte de crayon d’où émergeront le hard et le soft. Non, cela ne fait pas mal et n’a rien à voir avec la justice américaine. Jusque là, le sheriff de Cupertino n’a pas été saisi, du moins à ma connaissance. Tamer aussi.
Zegromignon dit : Ils son vrément fort pour nous ponper nos économis avec des
i-n’importequoi que person n’à demander. Vous vous randé conte. Encor une maneuvre du capitalism mondialisé. La révolt me pren au hamigdalles. Je sui undigné de la têt au pié.
Ma réponse : Grotrognon, comte tenu de vos sentiments franchement antimacs, je vais demander au modérateur des Chroniques de vous virer de nos sites. Pour le reste, rien à dire de plus. Je boue. Comment peut-on mêler Hannibal à cela ? Quelle mauvaise foi.
Tithuit dit : Je n’y crouique que plouque à cette histoire. Comment ça germine cette gramine ? Flouit.
Ma réponse : Cher Truite, vous n’avez donc rien comprouit, j’en suis désolamine. A mine de plomb. A flouit aussi.
FlipflopXmines dit : Selon la loi des errances improbables et des conjonctions évitées, je pense que ce projet de convergence du soft et du hard ne devrait pas diverger au-delà de la conjonction. C’est la conjonction qui semble improbable. Et non l’improbable qui créé la conjonction. CQFD.
Ma réponse : Cher Xmine, vous avez mis le doigt là où ça fait mal. Cette faille me laisse assez perplexe. Comment n’ont-ils pas vu cela à Cupertino ? Le ténor des logiciels, comme dit la presse, notre ami Scott Forstall qui lit régulièrement Les Chroniques, a certainement intégré cette tessiture dans ses partitions. J’en suis convaincu. CQFD à vous aussi.
Lapairdebraise dit : Comment les faire toutes craquer pour moi ? Quand j’arrive au dessert et après avoir réglé l’addition, au moment où je leur prends la main pour les inviter à un verre chez moi, après tout ce boulot, je vais d’échec en échec. Vous croyez qu’avec l’iStick les choses changeront ? Vont-elles retrouver leur âme de petite fille émerveillée ? La magie du vMac va-t-elle opérer ? Vont-elles me dire oui ?
Ma réponse : Mon cher Pèrelachaise, ne leur prenez jamais la main après l’addition. Laissez filer le suspens de l’addition aussi longtemps que vous n’aurez pas eu de réponse favorable. En cas de refus dites : on partage bien sûr, sur le ton entendu du type convaincu par l’égalité des sexes. Quand à l’effet de l’iStick, attendez le dernier moment. Les projections laser se font sur tout support même dans l’obscurité et sachez alors chercher Google opportunément.
Ligneblanche dit : C’est époustouflant sidérant. Ca me prend de partout. J’ai une crampe là. J’suis déjà en manque. Que faut-il faire pour s’en procurer ? C’est combien ? Qui en vend ? Quel est le meilleur iStick ? J’veux un iStick sécure et pas de la daube.
Ma réponse : Ma chère Pignerance, attention ! L’iStick n’est pas encore en vente ! N’en abusez pas et attendez qu’il soit disponible pour vous réapprovisionner sans problème le moment venu.
Maman dit : tu viens déjeuner à la maison tout à l’heure ?
Ma réponse : J’arrive.
A+ les amis, si le cœur vous en dit, pour une prochaine chronique de Cupertino. Nous essayerons de voir le futur avec la délicatesse qui convient. Si vous le voulez bien, évidemment. Et une pensée pour Steve.