lundi 5 septembre 2011

Virus informatiques - 4° épisode


Un Phylomac ne sait plus très bien ce qu’est un virus. Comme nous sommes bien obligés de fréquenter des Antimacs, forcément on n’oublie pas.
Le virus accélère en effet l’obsolescence programmée de toute chose en la poussant vers sa nécessaire fin. En informatique, le virus contribue donc grandement à la fortune des fabricants de logiciels.
Mais restons positifs et illustrons ce propos très général par des exemples édifiants et concrets.

Quand, par exemple, je détaille l’étiquette d’un matériel hors pair, à la pointe de ce qui se fait, comme OSX10.7iMac2,7GHzICi5MILOUDD1ToAMDRadHD677TOURNESOLM512Mo ou 10.6.8MBP17’2,8GHziC2duoTINTINDD500Go4Go1067CASTAFIOREMhzDDR3, dans le seul but d’aider les Chinois dans l’étiquetage de leurs produits vendus dans les faux Apple stores, que fais-je ? 
Un transfert de technologie et une délocalisation à mon modeste niveau.
Pourquoi fais-je cela ? Pour essayer de m’enrichir en peu de temps afin de m’acheter la dernière Mercédès décapotable et d’aller flamber ma fortune à Monte Carlo entouré d’envieux et de créatures de rêve qui me plumeront.
A qui cela profite-t-il immédiatement en Chine? Aux élites du Parti communiste chinois qui rêvent de parcourir le monde en porte avion nucléaire.
A qui cela porte-t-il tort ? A cause de moi un/une étiquetiste vient de perdre son emploi chez nous. Vous allez devoir payer plus impôts pour lui venir en aide, il ou elle sera désespéré et se mettra à boire, leurs enfants brûleront des voitures et rejoindront le Tea Party. Mais moi, je serai à Monte Carlo, loin de cette agitation que je trouverai désagréable et même irritante.

Vous allez me dire : ceci est absurde. Je vous réponds en riant fort ha ! ha !  Comme tous les industriels sensés qui rient fort devant tant de naïveté. Car  si moi je ne fais pas de transfert de technologie et de délocalisation, les autres le feront.

Bon, là il s’agit de transfert d’étiquettes de matériels donc d’une délocalisation de compétence d’ici, du Berry, vers la Chine.
Mon acte à première vue est peu compréhensible quand on connaît le taux de chômage chez les étiquetistes de matériel informatique dans le Berry.
Mais, à deuxième vue, en diffusant aux internautes du monde entier la rédaction de cette étiquette OSX10.7iMac2,7GHzICi5MILOUDD1ToAMDRadHD677TOURNESOLM512Mo ou celle de10.6.8MBP17’2,8GHziC2duoTINTINDD500Go4Go1067CASTAFIOREMhzDDR3 faciles à copier puis à reproduire, je viens d’émettre un virus.

Un vrai virus. Que seuls vous, les spécialistes, aurez localisé et qu’on peut neutraliser grâce à l’antivirus Dupont@d téléchargeable (aussi en chinois) pour seulement 144,99 € et un abonnement de mise à jour de 50 €. Car je compte émettre d’autres étiquettes de références avec des virus.
Pour télécharger mon antivirus, virer la somme sur le compte du modérateur de ce forum car je ne veux pas que ma femme qui prône le détachement matériel, me gâche la vie en voyant toute cette richesse accumulée. Et ainsi l’argent ira a une personne qui le mérite pleinement. Que le modérateur me pardonne.

Mais à part et entre nous, grâce à moi, vous reconnaîtrez de suite la contrefaçon  dans une fausse boutique MAC de Kunming en Chine. J’y serai pour quelque chose et je rends un fier service à notre communauté Phylomac tout en essayant d’enrichir rapidement le très sympathique modérateur de ce génial forum, les hautes sphères bobo du Parti communiste chinois et les banquiers. Qu’ils me pardonnent tous.

Je ne peux rien pour les faux IKEA, Mac Do, Disney store ou même les fausses boutiques Montblanc dont raffolent les enfants des dignitaires du Parti communiste chinois qui ont hâte de sillonner leur beau pays en faux TGV ou en faux Air Bus, ce que je leur déconseille formellement.
Je me tiens à la disposition de ces marques contrefaites pour les coacher dans cette fabuleuse entreprise du virus setting. Imaginez : un meuble bibliothèque à monter soi-même livré avec un sachet de visses indispensables mais inadéquates, un cheese burger avec de la menthe, un T-shirt Mickey sans Mickey mais avec Bécassine et même un stylo avec de l’encre invisible. Des produits phares distribués avec des virus. Et à chaque produit dénaturé, la vente d’une solution antivirus Dupont@d à un prix bien carabiné.

Mais revenons à notre sujet et arrêtons de nous égarer en se prenant à la Chine, pays de grande civilisation et d’une culture raffinée dont le gouvernement s’occupe si intensément de la modernisation du Tibet ou de la circulation sur la place Tien An Men avec le bonheur qu’on connaît. 

Le virus est-il un rêve ou une réalité ? Une vraie question. Et les vraies questions doivent être traitées avec le sérieux qui convient. Je laisserais volontiers y répondre des gens de réflexion comme Valérie Pécresse ou Ségolène Royal. L’une s’efforcera de penser en toute logique comme tout le monde après une longue démonstration et l’autre affirmera avec vigueur sa singularitude en s’invitant dans le débat car là est sa place. Je suis béat d’admiration pour l’une et l’autre non sans limite. Et en pensant à elles avec une affection mitigée, j’affirme que le virus restera virus. Un point c’est tout.
Un rêve pour les Phylomacs et une réalité pour les autres.

A+ les amis, si le cœur vous en dit, pour une prochaine chronique de Cupertino. Nous essayerons de comprendre le travail du service Virus de LA boîte. Si vous le voulez bien, évidemment. Et courage Steve, on pense à toi.