dimanche 18 septembre 2011

Le design d'Apple - 6° épisode



Nous allons essayer d’y voir plus clair avec cette affaire du design incroyablement incredible d'Apple.
Les Antimacs ont fait passer sur You Tube un scandaleux clip qui dit bien leur méchanceté mais aussi leur insensibilité à la valeur de la vie humaine.
On y voyait Mary en train de faire la cuisine. Ca sonne à la porte.
Qu’y a-t-il ?
Y’a un problème avec vot’ mari ma’m.
John ?
Oui, John.
Que lui est-il arrivé ?
Ah ma’m, il a été écrasé par un rouleau compresseur.
Ah ! J’lui avais bien dit de faire gaffe.
Désolé, ma’m, on vous ramène son corps.
Et bien j’suis en train d’faire un crumble aux pommes, glisser-le sous la porte.
OK ma’m on’l glisse et on fait aussi glisser avec son MAC sous vot’ porte, il est passé avec lui sou’l rouleau.
OK, OK, glissez d’abord son MAC sous la porte, faut que’j vois mes mails et une recette de cuisine pour c’midi.
Le mec de Mary est aplati mais son MAC était DEJA aplati et n’a donc pas souffert.

Comment un tel prodige peut-il se faire ? Pour y voir plus clair, le mieux ne serait-il pas d’assister à une réunion du service Design de LA firme ? Comment travaillent-ils ?
C’est impossible. Rien ne peut sortir de LA firme. Ni rentrer sans contrôle absolu. 

Mais comme vous le savez, j’ai des connaissances au plus haut niveau et je partage une réelle camaraderie avec John B. Bug encore appelé Big Bug qui est le responsable du service Virus du géant de Cupertino (1).
Bug s’ennuie, grossit, rien à faire que de se rafraichir dans la piscine de la cafet et boire du Coca heavy avec des cheese burger cholestérologènes.
Je l’avais connu dans un ashram alors que je voulais savoir, en mission pour les Chroniques de Cupertino, comment le bouddhisme a pu inspirer Steve quand il a conçu l’iPad, les trois points rouge/orange/vert en haut à gauche de l’écran, la prise de courant magnétique et le Dock.
Big Bug m’a invité à LA boîte qu’il quitte rarement pour partager un cheese et une trempette dans la piscine de la cafet. Il m’a fait passer au contrôle pour un moine bouddhiste et j’ai pu me glisser dans la salle de réunion du sacro saint service Design.
Là, immobile dans un coin et intégré au décor, presqu’invisible, je récitais des mantras en ouvrant bien les oreilles pour suivre les échanges sur les nouveaux designs d’un futur prodige technologique qui devrait prochainement remplacer le MacBook Pro.

- Heudebert (ils ont des noms incredible dans LA boîte), je trouve ton concept coque en vraie glace du pôle nord intéressant mais avec la fonte des glaciers, le global warning, avec cette eau gelée, ne prenons-nous pas un risque ?
- Pricillia, c’était un pur concept, tu comprends, mais que dirais-tu d’une coque en peau de renne ? Ou même en peau d’ours pour un OSX Wild Bear ? Ca peut choquer mais on la ferait avec des fibres naturelles bio dégradables. Faire du compost avec un vieux MAC… Tu vois les iPapy jardiniers vérifiant que leur vieux MAC composté donne le bon terreau attendu !
- Freinds, (c’est Leocadie, celui qui ressemble tant au médecin héros de LOST avec cette voie irrésistible) moi j’ai pensé à une coque extensible en hévéa organique qui permettrait de varier la taille du MAC manuellement. L’écran caoutchouc suivrait la coque caoutchouc dans l’extension ou la compression manuelles. Les myopes et les presbytes seraient ravis. Et il suffirait de le tirer de quelques inches de plus en largeur et en hauteur et nous passerions d’un 13’ à un 23’ en un instant et du 23’ au 9’ si on le veut. Résolu le problème des mal voyants et du manque d’exercice.
-Et une coque en bambou pour le marché asiatique ou en roche rouge pour le marché aborigène australien?
-En couscous congloméré pour…

Et les idées fusent. Un sacré brain storming. C’est simplement admirable. Et on sent monter le suspens comme sur la plage de LOST pendant la saison 1. Heudebert, Pricillia et Léocadie échoués sur les rivages de la créativité, là à Cupertino, au siège de LA boîte, bâtiment 4, salle 305, en train de dessiner notre avenir.
Un MacBook Pro en simili peau d’ours  blanc illustrant le concept révolutionnaire iCompost, ou extensible et rétractable en hévéa dans la ligne des produits fitness mMac pour muscle Mac, ou en glace du pôle nord datant de milliers d’années sur son support réfrigérant ? 

Mais Pricillia a gardé secrètement dans son carton une esquisse d’une coque en aluminium pour le futur MacBook Pro : fermé, posé sur la table, il fait coupe de fruit. Une pomme sculptée en aluminium émerge et on peut rajouter une grappe de vrais raisins, des pêches, des poires, des fraises selon les saisons.
C’est élégant, fonctionnel, pratique. Ca fait vraiment Bauhaus. Surtout la pomme qui sert aussi à soulever le couvercle du MacBook Pro tout en allumant la cafetière, la lampe de bureau et le climatiseur de la chambre.

Tous sont impatients de montrer à Tim et à Steve leurs trouvailles incroyables et leur fidélité au Bauhaus de Walter Gropius à Weimar en 1919. Pricillia a pourtant un penchant pour les travaux du Bauhaus de l’époque de Dessau en 1924, alors que Wilhelm Wagenfeld, le professeur de l’atelier métal, explorait les formes élégantes et si pures des lampes, des théières et des services de table. 
Steve et  Jonathan Ive, patron de l’équipe design, quand ils inventent l’iMac en 1998, sont les dignes héritiers de cette école qui a créé le design moderne entre 1919 et 1933, il y presqu’un siècle.
Bravo Steve, courage, on pense à toi.

A+ les amis, si le cœur vous en dit, pour une prochaine chronique de Cupertino. Nous essayerons d’approfondir le dur travail du service Design de LA boîte de Cupertino avec la délicatesse qui convient. Si vous le voulez bien, évidemment.