jeudi 29 décembre 2011

Le concile de la pomme - 22° épisode

J’étais débordé cette semaine.
Le vénérable professeur Mehlang Chang qui attaque Jean-Luc Mélenchon pour usurpation de patronyme.
Ma mère qui menace de me couper les vivres.
Mon neveu qui m’a fait intervenir auprès d’Apple pour qu’on lui change gratuitement la carte graphique cramée de son iMac le lendemain de l’échéance de l’Apple Care.
Un mail d’un honorable correspondant de la CIA qui me demande pourquoi j’ai cité le FBI dans ma dernière Chronique et évoque ma demande de visas pour les States.

Mais il est grand temps que vous fassiez connaissance avec Tim Cook, choisi à l’époque par Steve Jobs pour diriger Apple. Pour cela tournons-nous vers le professeur Mehlang Chang, le plus averti des applelogues.

Vénérable professeur, que savons-nous de Tim Cook ?

Honorable nem farci de curiosité, voilà. Tim est rentré chez Apple en 1995. On connaît son superbe parcours qui, de l’Alabama à la Californie, l’a conduit à IBM en passant par Compaq. Il a, à présent et indiscutablement, les meilleures capacités sportives de tout le personnel du géant de Cupertino et de la Valley.

Imbattable au vélo et au jogging, il vient de déchirer encore une fois son tapis de course.
Il a équipé son bureau, la salle de sport de sa villa et ses résidences secondaires, de stations de musculation Hammer California XP (référence 9060).
Je vous donne là quelques indications quand vous rédigerez votre CV, honorable poulet au gingembre joggeur, faites donc très attention quand vous aborderez la question de la musculation.

Je ne suis pas à la hauteur, vénérable. Pour rentrer chez Apple il faut avoir une intelligence au-dessus de la moyenne…

C’est en effet loin d’être votre cas mais c’est le cas de Tim Cook et, je cite là l’un de vos confrères plumitifs, Tim a un ordinateur à la place du cerveau, non seulement il sait tout de ce qu'il fait mais il sait aussi tout de ce que vous faites.
Il a redressé Apple avec Steve Jobs et a gardé, après l’envolée de Steve vers l’infini des lotus d’or, une excellente équipe comme le responsable du design Jonathan Ive, le ténor des logiciels Scott Forstall ou encore le dirigeant du marketing produit Phil Schiller.
Mais aussi Big Bug du service Virus, Heudebert, Pricilia et Leocadie du service Design, Floquette Grandpied, James Smimoff Sputnik Stolichnaya Elastockovitch dit Elastoc rejoints récemment par Doroty Sun dite Mam Sun du service Marketing ainsi que les frères Cogito, Ergo et Sum Trumeaux du service Juridique (1).

Vénérable professeur, espérons qu’ils ne s’endormiront pas sur leurs lauriers ! Mais comment Tim Cook fait-il pour que tous ces gens donnent le meilleur d’eux-mêmes ?

Je ne peux pas encore me prononcer d’une façon certaine mais voilà en tous cas comment les choses se sont passées pour la première grande réunion depuis qu’il a pris les choses en main après le départ de Steve vers le bienheureux ashram céleste. Le premier concile de Tim Cook.

Sur sa station de musculation Hammer, Tim travaillait ses abdominaux en dictant un important contrat commercial avec la communauté Inuit, tout en discutant avec Steve en pensées et en rédigeant un mail de la main gauche destiné à calmer l’association des grand’mères de l’école maternelle de Fresno (1). De la main droite il signait un courrier en tibétain adressé au successeur du Dallai Lama.
Les orteils de son pied gauche clapotaient sur la télécommande d’un écran géant pour passer de CNN à FR3 Région centre. Songe-t-il vraiment à ouvrir un Apple Store à Bourges ?
Pendant ce temps sa jambe droite, des orteils à la hanche, était au repos en relaxation absolue. Tim relaxe toujours une partie de son corps quand toutes les autres parties travaillent. C’est sa manière de pratiquer le zen.
C’est Léocadie, vous savez  honorable brin de menthe sauvage baignant dans le frais cresson bleu, le type de service Design ayant tant de ressembles avec le médecin héros de LOST, le leader charismatique qui reste super cool alors que tout le monde s’énerve sur la plage, qui s’avança vers lui et lui susurra à l’oreille droite non munie d’un écouteur, donc exceptionnellement disponible, Tim nous sommes là.
Tim n’est pas indifférent au regard si rassurant de Leocadie, communiquant presqu’érotiquement la confiance alors que la situation est quand même un peu tendue dans l’île de LOST quelle que soit la saison, dans la jungle comme sur la plage.

Tim se leva. Tous les contacts extérieurs se débranchèrent. Il lança un dernier à plus, Steve.
Pergamon, son secrétaire, lui passa un peignoir sur les épaules musclées.
Il sauta sous une douche, l’oreille collée à son iPhone personnel subaquatique et réapparait quelques secondes après revêtu de son jeans et de son maillot gris à col relevé bordé d’un liserer bleu Mykonos.
Oui, Tim doit trouver son propre personnage dans le sillage du grand Steve Jobs tout en gardant la continuité du jeans.
Son maillot restera-il à col relevé comme le portent les nobles dans la Guerre des étoiles et surtout la belle princesse Léa ?
Ou optera-t-il pour une simple chemise bleue océan à manches longues ? Demandera-t-il, comme l’avait fait Steve Jobs, à Issey Miyake de lui confectionner un modèle original dont il pourra stocker trois cent exemplaires dans son placard ?
Nous le verrons bien à la séance de présentation de l’iPhone5. Mais en attendant, restons vigilants.

Mes amis prenez place, dit-il en bouclant son jeans. En fait ils étaient déjà tous assis. Mais ça tourne vite dans la tête de Tim. Très vite. Mais toujours en respectant l’ordre des procédures des programmes informatiques. Car, comme vous le savez, honorable prise USB,  selon votre confrère de la presse économique, Tim a un ordinateur à la place du cerveau.

J’aimerais quand même savoir, commença-t-il de sa voix douce et ferme, QUI a laissé trainer le prototype de l’iPhone4S dans ce bar ?
Son regard absent regarda le seul endroit de la pièce où il n’y a jamais personne. C’est justement là qu’il y a l’extincteur. Et tous regardèrent l’extincteur. 
Je ne discute pas le principe de la fuite mais ça nous l’avions déjà fait avec l’iPhone4. Je ne souhaite plus qu’il y ait deux fois de suite la même forme de fuite. Voilà.
Pourquoi ne pas trouver un iPhone4S dans l’estomac d’un cachalot ou dans le tombeau d’un pharaon égyptien ?
Je veux de la classe. Du muscle intelligent. Pas de répétition. Ne soyez jamais des nuls. Pensez ce qu’aurait pu vous crier Steve.
Et chacun pensa au « nul à chier » en regardant l’extincteur qui passait au rouge fluo. 
Merci.
Puis il sauta sur sa machine à musculation et reprit ses travaux simultanés.

Quelle maîtrise ! Quelle pertinence ! Tim Cook vient de toucher le point essentiel d’un nouveau lancement. La fuite …

Oui, honorable couche culotte, les fuites sont organisées par le service Marketing et c’est le boulot de James Smimoff Sputnik Stolichnaya Elastockovitch dit Elastoc.
Et tous ses collègues en cœur : bon dieu qu’est-ce que tu fous ? Mam Sun insiste, je l’avais prédit.

Elastoc soulèva sa coiffe tête de bison avec les cornes et s’éponge le front. Un deuxième coup comme ça et il se retrouvera en Ukraine, pour sûr. Il s’expliqua.

Si, je vous l’assure, je l’avais bien mis sur le fauteuil doré du trésor de Toutankhamon au musée du Caire. Mais un gardien stagiaire l’a ramassé et revendu à un touriste américain alcoolique qui l’a oublié dans un bar. Ce n’était pas prévu. Franchement pas de chance. Surtout que tous croyaient qu’il s’agissait d’un banal iPhone4. Ca lui ressemble tellement. Je veux dire corporellement, extérieurement… 

Elastoc sait qu’on ne plaisante pas avec les fuites organisées dans LA boîte. Phil Schiller le foudroie du regard. Et d’un ton ferme :
Mam Sun, reprenez ça en main.
Et vous, James Smimoff Sputnik Stolichnaya Elastockovitch, je veux pour demain soir un rapport détaillé sur la situation des technologies Light Peak et Sandy Bridge à horizon 2050. Allez…
Elastoc s’épongea encore le front. Où va-t-il trouver à cette heure de quoi alimenter le calumet et quelques bouteilles de vodka. Floquette Grandpied lui murmura à l’oreille : Main Street, mon sachem. Et lui lança un sourire intense comme sait le faire Skyler dans Breaking Bad saison 3 après avoir muri en trompant Walt. A ce propos, mon salon de massage…

Merci professeur !

A+ les amis, si le cœur vous en dit, pour une prochaine chronique de Cupertino. Il y sera question des fuites organisées par LA boîte, avec la délicatesse qui convient. Si vous le voulez bien, évidemment.

(1) Voir les précédentes Chroniques

samedi 24 décembre 2011

Apple et les 25 000 plaintes au pays du matin calme (un conte de Noël) - 21° épisode


Nous avons demandé au vénérable professeur Mehlang Chang, économiste etc. de nous présenter la Corée avant de venir à cette demande sans précédent de 25 000 indemnisations causées par l’implantation discrète de la géo localisation dans les iPhones.

Honorables lecteurs, je tiens à donner l’adresse de mon salon de massage…

Professeur, je vous en prie, parlez-nous du pays du matin calme, voyons. Sa problématique politique, économique, culturelle…

Entendu, honorable scribouilleur, voici.
Cette magnifique Corée et ce si sympathique peuple, subit au nord la dictature de le famille des camarades Kim,  les derniers survivants des rêves secrets énervés de nos gauches radicales.
Les Kim, n’ont évidemment rien à voir avec Valérie Pécresse ni avec Ségolène Royal, deux charmantes politiciennes sincèrement démocrates, stars de vos medias et depuis peu dans le champ de mes études neuro psychiatriques. Elles partagent avec les Kim, le « parler pour ne rien dire » et le « suis là dans le débat, on ne m’oublie pas please ».
Les camarades dictateurs ont érigé ce travers inoffensif  en principe de gouvernement. Alors que ce ne sont que petits travers mondains chez ces charmantes femmes.

Professeur ! Ne faites pas, je vous en prie, de comparaisons insultantes pour nos deux si plaisantes concitoyennes. Je tiens à leur présenter mes excuses par avance pour ce côtoiement purement stylistique dans cette Chronique et rappeler que les propos du professeur n’engagent que lui.
Mais professeur Mehlang Chang, qu’elle est vraiment la différence entre le nord et le sud de la Corée ?

Alors que le nord stagne et épuise sa population à animer en gesticulant des millions de sémaphores, le sud de la Corée est largement équipé d’iPhones.
Ce qui donne un cachet si particulièrement sympathique à ce charmant pays. Et la famille canards givrés Kim du nord n’en veut surtout pas. Le nord n’est pas sympathique du tout. Ca ne se fait pas d’épuiser les gens à passer des messages avec des drapeaux. Vous ne trouvez pas, honorable plumeux, que c’est un peu dépassé ? Mon studio de massage…

Certes, vénérable professeur. Vous m’avez dit qu’Apple, dans ses nombreuses études préalables au lancement de l’iPhone4 , avait sollicité comme à l’ordinaire les avis de la classe des petits de l’école maternelle de Fresno ainsi que de leurs grand’mères. Pouvez-vous nous apporter quelques précisions ?

Oui effectivement, glorieux fanion. Parmi ces testeurs il y avait  Maryrose Rosemary Genius, grand’mère du petit Rocco  Sigfreddi Genius, un enfant très précoce, fada d’iPhone qui avait commencé à faire de l’absentéisme au jardin d’enfants.
Le collectif des grand’mères de l’école maternelle de Fresno, présidée par Maryrose, supplia Steve Jobs d’insérer une fonction de localisation dans l’iPhone afin qu’elles puissent toujours savoir où se trouvent leurs poupons.
Nous vivons, en effet, une époque terrifiante où les tout petits font un usage immodéré du cigare à la sortie de l’école maternelle à la place de la sucette et, surtout, se laissent pousser les moustaches et les rouflaquettes qui sur les balançoires du bac à sable, font si mauvais genre.

Ces poils sur les gamins  sont les effets regrettables  des pubertés précoces provoquées par les dérèglements hormonaux. Et nos vaillants agriculteurs ne sont pas prêts à abandonner l’usage intensif des produits phytosanitaires, honorable légume traité. Les perturbateurs endocriniens agissent sur tous les petits de par le monde. On sent la patte de cet abominable Attila Uturgur.
On appelle ces petits du kindergarten, les Lollipop terrors. Et le genre se répand.

Donc, vénéré professeur, Steve Jobs avait cédé. Apple avait laissé discrètement la fonction localisation sur ses iPhone. Ce n’est que bonté de cœur et civisme. Car ce cher Steve attachait une importance primordiale à la bonne éducation, me disiez-vous.

Oui. Et en Corée ils l’ont appris. Les petits de l’école maternelle, tous dotés d’iPhones, ont vite compris le piège, honorable écran tactile opaque. Ils sont là-bas aussi en puberté précoce avec tout ce qu’on balance dans les rizières.
Pas question de se laisser pister par leurs grand’mère alors qu’ils adorent prendre leur quatre heure dans les salles de jeu, dans les dancings ou sur les champs de course.
Et ce sont les grand’mères qui ont porté plainte contre Apple car les petits les faisaient largement vivre avec leurs gains, sans que les impôts s’en mêlent.
Quand on pense au niveau particulièrement mince des retraites de ces femmes âgées par ces temps de crise, on comprend leur indignation.

Ah, vénérable professeur, c’est pour cela donc que Cogito, Ergo et Sum ont laissé filer ? Et qu’Apple payera ce qu’il faut aux 25 000 garnements et grand’mères du pays des matins calmes. Mais chez Apple un dollar est un dollar. Et on peut craindre que Bruce Sewell, ancien agent du FBI, responsable du service Juridique d’Apple, y a perdu son boulot. Victime collatérale. Va-t-il rempiler dans un service action ? Est-il le bouc émissaire ? Ou simplement est-il chargé d’autres missions par LA firme ?

Je vous confirme le départ de Bruce Sewell incontestablement ancien agent du FBI. Mais j’ignore ce qu’il fait à présent. Mais ce dont je suis sûr, c’est que les petits retourneront à l’école maternelle comme il se doit. Steve le voulait en complet accord avec Tim Cook. Un joli conte de Noël, non?
Cette attaque d’Attila Uturgur contre Apple était simplement ridicule, vous ne trouvez pas, honorable Rikiki Sigfreddi ?

A+ les amis, si le cœur vous en dit, pour une prochaine chronique de Cupertino. Il y sera question du concile de la pomme convoqué par Tim, avec la délicatesse qui convient. Si vous le voulez bien, évidemment.

lundi 19 décembre 2011

Descartes project : le nom de code d’une brillante opération d’Apple - 20° épisode.


Le vénérable professeur Mehlang Chang est un type bien. Il m’a invité dans son salon de massage qui est très bien fréquenté. J’y ai croisé un certain D… On a passé une soirée formidable.

Mais revenons à Apple. Attila Uturgur attaque. Mais LA firme de Cupertino n’est pas désarçonnée.
Et vous allez rapidement comprendre pourquoi les juristes d’Apple forment une ligne de défense absolument redoutable.
Mais pour cela, je dois évoquer une bien vieille histoire.
Vous vous souvenez peut-être de D…, ce politicien français. Il est aussi client du salon de massage du vénérable professeur, pour vous mettre sur la piste.
Vous savez, ce garçon qui eut quelques indélicatesses avec une femme de ménage d’un hôtel ? Il est marié avec une milliardaire héritière d’une collection de tableaux de maître, une ancienne présentatrice de télé ? Bon sang, vous ne lisez pas les journaux ?

Et bien, dans le cabinet newyorkais chargé de la défense de D…, Tim Cook avait repéré les trois jeunes avocats brillantissimes qui ont réussi à faire disculper le trousseur indélicat en invoquant un accident dû au priapisme matinal.
Selon la thèse des trois avocats qui fut retenue par le juge, D…, brave homme stressé, en mission pour une grande banque et de passage à New York, était sorti  un peu rapidement ce matin fatal à poil de la salle de bain de sa chambre d’hôtel, glissa toujours à poil sur le carrelage encore mouillé, fraichement nettoyé par la femme de ménage et dans cet élan difficile à maîtriser, il faut quand même l’avouer, se retrouva contre la malheureuse toujours à quatre pattes en train de passer la serpillière.
Ce contact entre un politicien banquier priapique et une femme de ménage passant à quatre pattes la serpillière, peut évidemment prêter à équivoque.
L’accident du travail fut reconnu pour ce brave type et l’imprudente femme de ménage qui n’avait pas prévenu que le carrelage était encore mouillé et donc extrêmement glissant, eut un petit Monet en guise de compensation pour son licenciement pour faute grave.
Elle n’avait pas mis le panneau « Sol glissant », quelle paresse inexcusable !
Elle fut ainsi sauvée par l’héritière, ce qui est un beau signe d’humanité en ce siècle de richards culottés qui n’hésitent pas à la baisser en se vantant.

Ce sont les frères jumeaux, C. , E. et S. Trumeaux, qui ont sauvé la mise au priapique travailleur homme de cœur politicien banquier milliardaire super intelligent prince des bobo, client assidu du salon de massage du vénérable professeur Mehlang Chang, malheureux glisseur accidenté.

Un petit mot sur les jumeaux Trumeaux, sans insister sur les dernières réorganisations du service Juridique d’Apple.
Leur maman fut une latiniste cartésienne. En hommage au grand philosophe Descartes qui se refugiait  dans un fourneau pour se protéger de la violence du monde, on peut le comprendre, elle appela ses jumeaux Cogito, Ergo et Sum. 
On voit avec émotion le philosophe Descartes, replié dans un poêle à bois en plein hiver, craignant que sa femme ait froid et y mette du feu, lassé par ses doutes , noir de suie, s‘écriant cogito ergo sum !
On oublie de dire que sa femme terrifiée par ce cri venant du poêle, sauta par la fenêtre et se tordit une cheville. Heureusement les maisons hollandaises sont basses.
A LA firme, on les appelle Cogito Ergo Sum, simplement. Ils forment une vraie enceinte infranchissable qui protège les intérêts d’Apple sous le nom de code ultra secret Descartes project.

Voilà, Antimacs, voilà abominable Attila Uturgur, à qui vous risquez d’avoir affaire si vous persister dans vos railleries blessantes, vos actions malfaisantes, obsessionnelles et incontrôlées.

Tim Cook aime les Trumeaux qui se ressemblent comme trois gouttes d’eau. Apple s’est doté d’un avantage stratégique certain à une époque où tout le monde veut se faire indemniser au moins une fois dans sa vie, pour paraphraser la célèbre formule d’Andy Warhol.
Cogito se bagarre avec les avocats de l’école maternelle de Fresno qui veulent une indemnisation pour la réfection du préau tandis qu’au même moment Ergo, en Corée, pare les gourmandises des jeunes possesseurs d’iPhone et que Sum est ici, dans le Berry, pour savoir quelle est cette étrange douceur de vivre très suspecte de nos jours et se demande s’il ne devrait pas recommander l’ouverture d’un Apple Store à Bourges à la suite des dernières excellentes vendanges. Message pour Tim Cook : nous faisons aussi d’excellents jus de pomme énergisants.

Apple, grâce aux trois, est aux quatre coins du monde.
LA firme de Cupertino donne l’impression d’être PARTOUT A LA FOIS ! Car tout le monde ignore ce qui se cache sous les Trumeaux. Sauf vous, patients lecteurs, qui connaissez à présent ce qui se cache sous le nom de code Descartes project.

A+ les amis, si le cœur vous en dit, pour une prochaine chronique de Cupertino. Nous essayerons de comprendre cette terrible affaire des 25 000 plaintes au pays du matin calme, avec la délicatesse qui convient. Si vous le voulez bien, évidemment.



jeudi 8 décembre 2011

Apple, la proie de son ombre - 19° épisode


Maintenant que vous connaissez les motivations de l’abominable Attila Uturgur, chef des Antimacs, marquons une toute petite pause dans ces rafales de révélations faites par les Chroniques de Cupertino et interrogeons-nous sur le sens de la crise qu’il a créée de toute pièce et qui, aujourd’hui, plonge les économies  dans les pires affres.
Nous sommes tous touchés par ce qui se passe. Crise oblige, ma mère n’a pas augmenté mon argent de poche. Je suis comme vous dans la mouise.
Alors essayons de comprendre ce qui se passe sous nos yeux dans ce monde soudainement devenu fort étrange.

Les Chroniques ont demandé au vénérable professeur Mehlang Chang de nous éclairer. Souvenez-vous, lecteur fidèle, que le professeur est une référence en jobsologie clinique et en applelogie appliquée. Mais aussi très connu dans le milieu fermé des économistes psychiatres.

Vénérable professeur Mehlang Chang, pouvez-nous nous dire si la crise actuelle est de nature politique, économique, écologique ou spirituelle ? Et comment cette crise impacte-t-elle le business model d’Apple ?

Honorable sac de riz parfumé alourdi d’anglicismes, tout me laisse à penser que ces quatre facteurs sont des conséquences. Il faut repérer leur fait générateur. Je m’explique.
Réfléchissez un peu et ne soyez pas impatients comme le canard qui cherche sa laque. Et suivez mon raisonnement.
Un gardien de la Paix gagne par mois 1 600 € et risque sa vie. 

Un instituteur, 1 600 € pour préparer l’avenir de votre société.
Un pompier professionnel, 1 800 € pour en sauver.
Un médecin :  5 000 €  et plus pour vous maintenir en vie.
Un  sénateur :   38 000 €  plus avantages et le moindre fonctionnaire du Sénat gagne plus de 5 000 €.
Alors laissons tranquille les gardiens de la paix, les pompiers, les instituteurs et les médecins. Occupons-nous des sénateurs.

Mais professeur…

Ne regardez pas mon doigt alors que je vous montre la lune, honorable thé au jasmin mal infusé,  voyons les choses sous un autre angle.
Aux États-Unis il y a 258 millions d'habitants, 100 sénateurs et 435 représentants.
En 
France : 65 millions d'habitants, 350 sénateurs et 577 députés. 


Si les États-Unis faisaient comme chez vous, ils auraient 1 389 Sénateurs et 2 290 députés. Et si en France vous faisiez comme aux Etats-Unis, vous n’auriez que  25 sénateurs et seulement 109 députés. Vous pensez, précieuse soupe aux raviolis, que vous avez là un gisement d’économies considérable ?
Si, pour être logique, vous supprimez 225 sénateurs pour n’en garder que 25, si vous supprimer aussi les fonctionnaires qui les servent, vous économiserez facilement des millions d’euros avec les frais et le chauffage, de buvette et avec tout le tralala qu’il leur faut à tous pour se sentir privilégiés. Evidemment personne ne se rendra compte de cette réduction des effectifs parlementaires.
Vous pourriez avec ces centaines de millions, recruter enfin des instituteurs pour apprendre aux petits français à bien se conduire, à lire et à écrire, à devenir de bons Européens. Des gardiens de la paix pour sécuriser les zones gérées par la pègre autour des villes. Des pompiers braves et courageux bien équipés. Et favoriser la formation des ophtalmologues qui manquent cruellement hors Paris. Mais pas assez pour résoudre vos problèmes de société en dépression. De plus, le peu de sénateurs, n’a  pas empêché les Etats-Unis de sombrer dans la crise de l’endettement.

Donc cette crise na pas son origine dans la politique, ni dans l’économie. Quant aux sources écologiques, je dirais que l’emprunte carbone des sureffectifs du Sénat compte pour très peu quand on pense que la plupart des sénateurs ne viennent pas aux séances du Sénat et restent tranquillement chez eux.

Alors cette crise est-elle spirituelle ? Vous connaissez mes vastes connaissances en jobsologie clinique. Même en gravant son nom avec ceux de ses 40 pirates à l’intérieur de la coque du Macintoshs 128K , Steve Jobs n’a pas réussi à donner une vraie âme aux machines contrairement à ce que laissait supposer en octobre dernier le magnifique hommage d’Al Gore à Steve.  
L’origine de la crise n’est ni politique, ni économique, ni écologique, ni spirituelle.  Honorable sushi, elle est psychiatrique.

Ça alors, vénérable professeur Mehlang Chang ! Mais comment allons nous sortir de cet enfermement mental ? Et que va devenir le business model d’Apple ?

Le joueur de frisbee a des amis. Le lanceur de boomerang n’en a pas. Méditez, honorable pédaleur de rickshaw. Apprenez à vous aimer et vous trouverez la voie.
Si les sénateurs et les députés aimaient vraiment leurs électeurs ? Si Edvy Plesnel aimait son président de la  république ? Si les banquiers aimaient leurs clients ? Si Attila Uturgur aimait vraiment Steve Jobs et Apple ? Si Marine Lepen aimait l’Europe ? Si Sarah Palin avait aimé Obama ? Si Cécile Duflot aimait l’écologie ? Si vous aimiez votre belle-mère ? Et vous, votre belle-fille ? Hein ?... 

Et bien… je n’aurais plus aucune raison de publier les Chroniques de Cupertino. Mais sur le fond, ça ne changerait rien car ma mère ne me donnerait en aucune manière le supplément d’argent de poche que je lui réclame depuis si longtemps, et pourtant on s’aime. Je vous l’assure.
  

Nous en sommes arrivés là, indicible fils de courant d’air, par l’égoïsme et l’hédonisme, érigés en valeurs de bon sens.
Chacun ne pense qu’à soi et veut jouir intensément de toute chose avant de mourir. Sans penser que nous vivons solidairement en société et que le but de chaque vie devrait être dominé par la préparation de l’avenir commun et non de ravager la planète sur laquelle nous vivons.
Nous avons laissé faire les politiciens, les banquiers, les riches, les autres et leurs pensées simples… pour avoir la vie la plus lisse possible, sans aucun souci, sans tension. Nous voulons la totale quiétude de l’instantanéité. 

Vénérable professeur, vos propos sont magnifiques de philosophie et de sagesse. Bien qu’un peu… jonque pour ne pas dire bateau.

Oui, honorable nem farci aux crevettes. Le business model d’Apple, favorisant l’intuitif, le beau, le lisse, le flux tendu, le spectaculaire, l’instantanéité, l’esthétique commercial, la pensée logique, l’innovation, la simplicité, le luxe pour quelques dollars en plus, l’aube éternelle de la modernité, est l’archétype de notre malheur et nous l’aimons.
Il est le symbole absolu de l’hédonisme moderne qui nous a conduit droit dans le mur.
Et c’est parce que nous l’aimons et que nous ne pouvons plus nous en passer, qu’il est grand temps d’aimer les hommes comme ils sont et non comme ils devraient être. Nous sommes perclus par l’amour que nous ne trouvons pas dans notre vie sociale.
La langue de l’amour et de la compassion s’est perdue par l’incompréhension qui fit chuter la tour de Babel. Chaque constructeur voulait être l’architecte, la tour s’est écroulée. Symbole d’une impossibilité humaine de vivre la compassion.

Nos sociétés ne sont pas au bord du chaos mais K.O. C’est la fin d’un cycle lunaire. Un nouveau cycle de neuf années commence. Le cycle 2002/2011 vient de se terminer avec la disparition de Steve Jobs. Ce cycle a vu naître l’iPod, l’iPad et l’iPhone4S. Le prochain cycle se terminera en 2020.
La crise va être beaucoup plus profonde qu’on peut l’imaginer. Elle balayera nos idées toutes faites. Personne ne sera à l’abri. Nous faisons un petit pas de plus dans la conscience collective humaine. Et Apple a son rôle à jouer, différemment. Elle risque d’être dévorée par son ombre. C’est le sens de la grande bataille entre Tim Cook et Attila Uturgur qui s’engage, là, sous nos yeux.
En attendant, mon salon de massage ouvert tous les jours de …  

Vénérable professeur, voyons !

J’ajouterais, remarquable buffle des rizières, qu’Attila Uturgur a compris instinctivement le business model d’Apple et l’a appliqué à la finance mais en trichant. Ce modèle est si puissant, qu’entre les mains d’Attila Uturgur, il a pu plonger le monde dans une détresse financière absolue. Il n’a fait que hâter l’inéluctable. Maintenant qu’il a détruit l’ancien monde de Steve Jobs, il s’en prendra à Apple. Est-ce que vous avez déjà parlé de mon restaurant…

Oui, vénérable professeur, Le Pont de la rivière Kwaï près du McDonald, porte de Choisy, Paris. Merci vénérable professeur.

Notre prochaine Chronique sera consacrée aux avocats d’Apple, la ligne de défense majeure de la gigantesque bataille qu’Apple est bien obligé de mener contre son ombre, le terrifiant Attila Uturgur et sa conscience haineuse. Avec la délicatesse qui convient. Si vous le voulez bien, évidemment.


jeudi 1 décembre 2011

Il hait la vie et l’œuvre de Steve Jobs - 18° épisode




Je m’abreuve au courage de mes contemporains pour poursuivre mon rude chemin de chroniqueur.
Regardez : la direction du parti Europe Ecologie les Verts français vient de renier son opposition fondatrice et radicale aux centrales nucléaires en s’alliant au parti socialiste. Pourquoi ? Pour gagner là un poste de sénateur, ici des postes de députés, concédés en contrepartie par les socialistes français. C’est un véritable acte d’abnégation de la direction du mouvement écologiste qui doit avoir comme moi des problèmes pour payer les frasques quotidiennes. Et en plus, ils sont à Paris où la vie est hors de prix.
Vous voyez avec quel courage ils se sauvent de la dèche !
Et bien, je prends exemple sur eux : bien que viscéralement philomac, je me contrains par abnégation et pour le seul bien de l’audience des Chroniques, à laisser s’infiltrer ici des considérations antimacs. Et elles sont de taille ! Beurk.

Pour y voir clair, nous avons fait appel au vénérable professeur Mehlang Chang, le plus éminent des jobsologues, qui tient depuis peu, un très intime studio de massage (c’est sur rendez-vous, réservations des places à la rédaction des Chroniques pour seulement 20 €).

Vénérable professeur, quelles sont les motivations de ce monstre d’Attila Uturgur ?

Honorable nouille de riz, je tiens à apporter une précision. L’entrée dans mon studio de massage, ce n’est pas 20 €. Ca c’est pour réservation. Il faut payer l’entrée à l’entrée.

Ceci précisé, honorable bouillon de canard, il faut dire que depuis la disparition de Steve Jobs, l’œuvre maléfique du frère jaloux se poursuit.
Il finance les faux Apple Stores chez nous en Chine, paye les journalistes pour dire du mal d’Apple, de Steve, de Tim Cook, répand les propos les plus insensés sur l’inutilité de l’informatique dans la vie quotidienne, adore les PC clonés. Et milite pour la couleur noire des iMac ! Oui, du noir…

Personne ne peut dire quand exactement Steve Jobs a eu connaissance de l’existence de ce frère diabolique.
Je pense que c’était en 1974, quand Al Alcorn qui employait Steve Jobs chez Atari, lui avait demandé de partir à Munich pour régler un problème technique sur les machines de jeux livrées en Allemagne. C’était pour Steve le premier pas vers l’Inde en prenant l’avion à Lugano pour New Delhi.
Etait-ce un hasard ? Cet autostoppeur sur l’aire d’autoroute entre Augsbourg et Munich ? Une confrontation orchestrée par la KGB ? Attila parlait mal l’anglais mais assez pour échanger longuement avec ce barbu californien sous acide fonçant sur l’autoroute avec une Porsche rouge décapotée en chantant Bob Dylan.
Assez pour comprendre que comme lui, ce riche hippie avait été adopté. Attila fit une enquête car Steve lui avait laissé en toute honnêteté son adresse californienne, celle de sa famille adoptive, les Jobs.
Mais ce n’est que quelques années plus tard qu’Attila se fit connaître à Steve qui venait de retrouver sa sœur de sang Mona. Ayant assez de cette famille tuyau de poil, il pensait que la fraternité avec Attila était bidon. Se sentant rejeté une fois encore, Attila voua à Steve une haine incommensurable.

Oui, honorable Sinsilla, et là je tremble moi-même,  alors que je ne devrais pas, car personne ne pourra jamais me virer de l’université, Attila veut anéantir le potentiel créatif de la Californie pour effacer de la face du monde tout l’univers de son frère. Est-il manipulé par Vladimir Poutine ? Olivier Besancenot ou l’infirmière de Fidel Castro ?

Vénérable Professeur, calmez-vous. Personne ne vous virera de l’université, voyons. C’est une chose impossible en France. Même si vous ne donnez pas de cours.  
Et vous savez, très vénéré professeur, que le sheriff de Cupertino a dit récemment : ce fucking hillbilly d’Attila on l’a dans le viseur. On le tient par les amygdales. On prépare la corde. La Californie ne se laissera pas faire !
Maintenant que vous êtes plus calme, vénérable professeur, auriez-vous la grande gentillesse de nous expliquer cette haine d’Attila envers son frère ?

Honorable ravioli à la vapeur pas assez cuit, il faut que vous compreniez que chaque être humain a en toute éternité sa part d’ombre.
Super Man a sa part d’ombre avec Lex Luthor, Batman se bat contre Blackbuster, le grand Hubert Beuve-Méry, fondateur du journal Le Monde, a sa part d’ombre avec Jean-Marie Colombani ou Edvy Plesnel qui lui ont succédé. Tous les grands personnages ont quelque part un pendant maléfique.
James Moriarty, le pire ennemi de Sherlok Holmes, est son propre frère caché. Alors Attila Uturgur, le super vilain, est bien naturellement le frère caché de Steve Jobs. Il n’y a là rien d’étonnant, savant plumitif.
C’est le ressort de l’âme et le cours des choses. Les rivières ne remontent jamais à leur source. Et l’amont et l’aval seront toujours distincts mais forment le cours de la même rivière. Je tiens à préciser que studio de massage est ouvert tard et …

Merci vénérable professeur !

Une capacité de créativité incommensurable guidée par Tim Cook confrontée à la haine infernalement haineuse et le cœur jaloux d’Attila Uturgur,  le propre frère de Steve Jobs, le décor est dressé et les trois coups annoncent la levée de rideau sur la plus grande tragédie technologique de notre modernité, en 3D son Dolby stéréo et bientôt en DVD Blue Ray pour les plus jeunes. 

Notre prochaine Chronique sera consacrée à l’étude du business model révolutionnaire d’Apple dans cette crise que nous vivons. L’entreprise d’Apple est-elle vraiment à l’abri des menées malveillantes d’Attila Uturgur ? Nous écouterons les sidérantes analyses du vénérable professeur Mehlang Chang, avec la délicatesse qui convient. Si vous le voulez bien, évidemment